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Culture / Culture

17e Festival dU cinéma Africain de Tarifa (Espagne)

Hassen Ferhani et Amin Sidi Boumediene en sélection officielle

© D. R.

Pour sa 17e édition, le Festival du cinéma africain de Tarifa (sud de l’Espagne) aura lieu du 4 au 13 décembre en version numérique.

Cette manifestation organisée par l’association Al-Tarab “concentre ses efforts sur la promotion et la divulgation des cinémas du continent africain et du monde arabe non africain, en Espagne et en Amérique latine”, peut-on lire dans la présentation de l’événement.

Et  les  organisateurs  de  préciser : “Il  espère  participer  à  une  meilleure compréhension entre les peuples et apporter une  contribution  positive au développement de la culture et  de l’industrie  cinématographique africaine, offrant ainsi un espace de rencontres pour les professionnels de l’industrie audiovisuelle et encourageant la distribution de leur travail sur l’ensemble du territoire espagnol.”

À propos de cette édition qui aura lieu dans un contexte particulier, il est mentionné que ce festival “devient un rendez-vous plus primordial qu’auparavant pour les cinémas d’Afrique.

Cette vitrine du septième art du continent voisin propose, en cette période de confusion, une réflexion sur la production et la distribution de ces cinémas considérés comme ‘indépendants’”. “Si ces derniers devaient déjà braver des obstacles structurels importants – relatifs au marché et au regard truffé de clichés que l’Occident porte sur eux –, les entraves auxquelles ils sont confrontés sont aujourd’hui encore plus considérables.

Il est donc plus urgent que jamais de continuer à promouvoir les cinémas d’Afrique et en particulier les talents émergents et de renouveler notre engagement envers un cinéma de qualité, au-delà des contenus qu’il propose.” 

Concernant la programmation proposée, elle est riche et diverse. Les cinéphiles pourront visionner des films du Sénégal, du Costa Rica, du Ghana, du Congo, du Burkina Faso ou encore d’Algérie. D’ailleurs, notre pays sera représenté par deux œuvres, et non des moindres, car l’une s’est distinguée dans le genre documentaire et la deuxième dans la fiction.

Ces deux longs-métrages ayant participé à de nombreux et prestigieux festivals ont raflé des prix à chacun de leur passage. Le premier est 143, rue du Désert de Hassen Ferhani, sorti en 2019, qui se déroule au “milieu du désert algérien. Dans son salon, une femme écrit l’Histoire.

Elle accueille les camionneurs qui viennent fumer une cigarette, boire un café ou manger une omelette, les êtres errants et les rêves (…) Elle s’appelle Malika”. Le deuxième est Abou Leïla, premier long-métrage d’Amin Sidi Boumediene, qui raconte l’histoire de S. et Lotfi, dans une Algérie des années 1990, dans laquelle ces “deux amis d’enfance traversent le désert à la recherche d’Abou Leïla, un dangereux terroriste.

La poursuite semble absurde, le Sahara n’ayant pas encore été touché par la vague d’attentats. Mais S., dont la santé mentale est vacillante, est convaincu d’y trouver Abou Leïla. Lotfi, lui, n’a qu’une idée en tête : éloigner S. de la capitale. Pourtant, c’est en s’enfonçant dans le désert qu’ils vont se confronter à leur propre violence”.

À noter que ces deux films sont inscrits en compétition officielle “Hypermétropie”, prix qui récompense le meilleur long-métrage de fiction, remis au producteur, et le meilleur documentaire, remis au producteur et financé par Casa África. 
 

H. M.

 


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