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Culture / Culture

Projections de « El Tarik » et « Sakli » au FAFM

Hypocrisie de la société moderne

extrait du film « Sakli » © D.R.

Les films présentés au festival d’Annaba du film méditerranéen (FAFM) ont abordé différents sujets (conflits familiaux, guerres, situation de la femme…). Mais, les thématiques prépondérantes sont les relations humaines, l’amour de l’autre et l’hypocrisie de la société. Dans les longs-métrages (compétition officielle), « Sakli » (Turquie) et « El Tarik » (Liban), les réalisateurs dressent un tableau sur ces couples qui essayent de surmonter des obstacles et sauver leur relation dans une société intolérante. Dans « Sakli » (2015) de Selim Evci, le réalisateur narre l’histoire d’une famille traditionnelle d’Istanbul.  Un père autoritaire essaye de préserver ses filles des pervers qui courent les rues. A cet effet, il oblige ses enfants à consulter régulièrement un médecin pour vérifier si elles sont  toujours « pures ». Le comportement hypocrite de ce père (il commet l’adultère avec une chrétienne parce qu’avec les non musulmanes c’est permis), pousse sans le vouloir ses filles vers le chemin du « péché ».  Duru (Turku Turan), sa fille cadette rêve d’échapper à l’autorité paternelle et se rebelle en entretenant une relation intime avec le musicien Mahir (père de son amie). A partir de ce moment, la jeune fille se retrouve dans une impasse sans issue. A travers cette fiction d’une heure trente huit minutes, le spectateur est plongé dans une ambiance lourde, pesante et intrigante. Le réalisateur parle de la Turquie d’aujourd’hui, de ce pays moderne qui reste ancré dans des traditions ancestrales mais hypocrites. Le papa donne carte blanche à ses filles : elles sont libres de sortir, d’avoir des amis, de voyager, mais, elles doivent rester pucelles. Le réalisateur tente de briser les tabous et transmettre la réalité de son pays, un pays ou les hommes sont autorisés à vivre pleinement (avoir des maitresses, des copines, ou de bafouer les traditions), tout en agissant comme des dictateurs et prêcheurs de la morale avec leurs épouses et enfants.   Le film libanais « El Tarik » (La route) de Rana Salem, est une sorte de road-trip d’un couple trentenaire. Le rôle principal est campé par la réalisatrice et le second rôle (le mari) par Guy Chartouni. Ce film silencieux (sans dialogue, seulement quelques phrases sont énoncées), d’une 1h38, raconte l’histoire de Rana, dépressive qui décide de faire la route avec son mari Guy, dans le but de se retrouver un peu et de sortir du tumulte de la ville. Filmé à la caméra portée (gros plans sur les deux personnages), la beauté du film réside dans la prise de vue des paysages. Si la trame est bonne et captivante, le film est ennuyeux, les mêmes images et plans reviennent en boucle. A un certain moment le silence aussi est pénible et on se perd au bout des trente premières minutes. Dans « El Tarik », Rana Salem, a voulu mettre en relief le Beyrouth de 2015, partagé entre la modernité et la tradition,  le regard de ce couple reflète la société libanaise d’aujourd’hui.

 

H.M


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