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Culture / Culture

“La Graine du hasard” de Saïd Seddik-Khodja

Innocence, infortune et jugement

© D.R.

 Saïd Seddik-Khodja continue sur la lancée de ses deux précédents romans Deux femmes, deux destins et La dame au parfum des Genêts. Cette fois, avec La graine du hasard, l’intrigue est encore plus déroutante, pleine de suspense et de rebondissements et bien malin le lecteur qui, au cours de l’histoire, pourra augurer de la fin. Loubna est au centre du récit dont les faits encerclent sa petite vie de fille sans père, mais dont le destin, comme jouant au justicier inattendu, l’amène justement à côtoyer de près cette filiation dont les conditions matérielles sont très au-delà de la triste condition de sa maman, Noudjoud. Noudjoud dont l’erreur de jeunesse a enfanté Loubna, est justement la laissée-pour-compte de cette société pleine de rigueur morale en apparence mais libertaire à souhait et qui pratique allégrement dans l’ombre ce qu’elle condamne en pleine lumière. Noudjoud, travaillant dans un restaurant à Oran, se lie avec Hennou, le terroriste repenti qui lui promet le mariage en échange d’une livraison de drogue saisie sur laquelle elle devra faire main basse. Mais Noudjoud, méfiante, ne livre pas la marchandise et préfère la cacher dans les affaires de sa petite fille Loubna. Hennou, de rage, élimine Noudjoud, et part à la poursuite de Loubna pour s’emparer de la cargaison, avec à ses trousses deux policiers qui veulent non seulement lui mettre la main dessus mais surtout découvrir les gros bonnets du réseau. Entretemps, Loubna est hébergée, incognito, par son père qui s’attache à elle par un mystérieux appel du sang. Tout se complique, se suivent les coups d’éclat rocambolesques, les revirements s’enchaînent. Bagarres et scandales éclatent et on découvre, stupéfaits, que le futur beau-père de Daoud n’est autre que la tête de la mafia locale. Daoud, le “père” de Loubna, épouse Sihem, sœur cadette de la défunte Noudjoud. Le destin est ici convoqué presque comme redresseur de torts. Et Loubna retrouve enfin sa famille. Il y a plusieurs leçons, oserions-nous dire de morales à cette histoire. Le criminel finit toujours par payer, les fortunes mal bâties finissent par s’écrouler dans le brouhaha du scandale. Et l’innocence d’une enfant finit toujours par lui faire retrouver son sang.


R. C.


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