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Culture / Culture

Lucien Guignard, l’étoile montante du cinéma Suisse

“J’ai beaucoup appris en jouant en Algérie”

Le comédien Lucien Guignard. © D.R.

Ayant campé différents rôles en France et en Suisse, notamment dans le court-métrage La femme et le TGV (nominé aux Oscars en février dernier), ce jeune comédien lausannois figurait en 2016 dans le casting du film Chroniques de mon village de Karim Traïdia, une expérience qui lui a permis de “mûrir et de changer de regard sur le métier”.

Nouvelle étoile montante du cinéma suisse, Lucien Guignard a interprété dans le dernier film du réalisateur Karim Traïdia Chroniques de mon village (2016), le rôle de François, un soldat français qui se lie d’amitié avec le petit Bachir. Dans ce personnage, l’acteur a crevé l’écran et a donné une belle réplique à ses “compagnons”. Rencontré à Genève en avril dernier, lors du 12e Festival international du film oriental, où cette œuvre algérienne était programmée dans la catégorie long-métrage, Lucien nous a parlé de son expérience en Algérie, son attachement à ce pays qu’il vient de découvrir, et est revenu également sur son parcours artistique qui l’a mené jusqu’à Hollywood.   
Lors du tournage, le jeune homme était âgé de 27 ans seulement. Tout a commencé en France, où il s’est installé pour travailler. “J’ai rencontré Karim Traïdia à Paris, par l’intermédiaire d’un ami. En lisant le scénario, pour moi l’histoire valait la peine de prendre des risques”, nous a-t-il confié. Et de renchérir : “C’est une énorme chance d’avoir joué dans Chroniques de mon village. C’est l’expérience qui m’a le plus appris, fait mûrir et qui m’a fait changer de regard, et ce, même sur mon métier.” Pour rappel, Karim Traïdia a narré dans son film son enfance durant l’occupation française. Le petit Bachir, personnage principal du film, était le confident de François, malgré les circonstances en ces temps de guerre. À ce propos, Lucien nous a indiqué que “ce personnage de soldat était une grosse responsabilité car c’est tiré d’une vraie histoire, l’histoire de Karim, de son enfance”.
Natif de Lausanne, le jeune comédien a avoué qu’avant cette proposition de tourner en Algérie, il connaissait “vaguement” le pays “grâce à Camus”. Mais pour le tournage, il a dû se renseigner sur la guerre de Libération et l’histoire de l’Algérie pour pouvoir incarner son personnage. “À travers les livres de Camus, je savais que la France avait occupé l’Algérie, mais il y a beaucoup de choses que j’ignorais !”, nous a-t-il raconté. Tout en précisant : “Après la lecture du scénario, je me suis renseigné sur l’histoire, la situation historico-politique et j’ai également regardé de nombreux films et reportages sur la guerre de Libération.” Suite à cette “recherche”, le Lausannois a été “touché”. “J’ai été ému, et parfois révolté ! C’est intéressant et important de connaître cette partie de l’histoire. J’ai appris que l’Algérie était le grenier de l’Europe. Ce pays possède les terres les plus riches, des plus fertiles et une grande beauté de paysages”, a-t-il soutenu. Et d’ajouter : “Au cours de mes recherches, j’ai vu plus précisément ce qu’avait fait la France ; comment les colons ont traité les Algériens. Et cela m’a fait énormément fait réfléchir sur ce pays dans lequel j’ai vécu durant cinq ans.”  
Du haut de ses 30 ans, Lucien Guignard n’est pas à son premier rôle au cinéma. Attiré depuis son enfance par la scène, “j’ai baigné dans le théâtre grâce à mes parents. Le 6e art c’est l’école de la vie, ça nous permet de nous connaître et de connaître les autres”, a-t-il informé. Tout en relatant : “J’ai suivi une formation à Londres en 2012-2013, en post-grade, l’équivalent d’un master en art. Je me suis inscrit aussi à plusieurs cours et workshops. Par la suite, j’ai suivi le directeur de cette école à Madrid, New York… et cela m’a permis d’évoluer d’une façon intense.” Suite à cette formation, le comédien est devenu l’assistant de son “coach”, et en parallèle des tournages et castings, il donne des cours amateurs à Lausanne (Suisse). Passionné par son métier, Lucien Guignard est prêt à toucher les étoiles, en atteignant l’Amérique, plus précisément La Mecque du cinéma, Hollywood. “J’ai joué dans trois longs-métrages, et dans quelques courts en Suisse et en France. Dernièrement, j’ai campé un rôle aux côtés de Jane Birkin dans La femme et le TGV qui a été nominé aux derniers Oscars (26 février 2017, ndlr).” Suite à cela, le Lausannois a été repéré par des managers américains qui ont “apprécié son travail”. “Je suis sur des castings pour des films US, mais le cinéma indépendant me passionne, et je ne vais pas tout quitter pour Hollywood !”, a-t-il conclu. Bon vent l’artiste…


Hana Menasria


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