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Culture / Culture

Djamil Ghouli, ex-leader du groupe Djmawi Africa, à “Liberté”

“J’ai retrouvé une certaine liberté, et c’est le but dans une carrière solo” (Vidéo)

Djam donnera un concert ce soir au chapiteau du Hilton d’Alger. ©Amokrane-Liberté

Très attendu par ses fans, l’ex-leader du groupe Djmawi Africa, Djamil Ghouli, donnera un concert ce soir au festival Wellsound (chapiteau du Hilton d’Alger). À cette occasion, il présentera pour la première fois son nouveau projet solo Djam, qui s’est concrétisé avec la réalisation de l’album Zdeldel qui est en cours de préparation. Dans cet entretien accordé à Liberté, le pro de la scène revient sur son parcours artistique et les raisons qui l’ont poussé à se retirer du groupe Djmawi Africa.

Liberté : Vous avez décidé de vous lancer dans une carrière solo. Pourquoi avoir fait ce choix ?
Djam :
J’ai remarqué que la plupart des groupes ont un cycle de dix ans. Car, à un certain moment, nous avons envie de nous exprimer en toute liberté. C’est-à-dire assumer tout ce que nous réalisons musicalement, que ça soit pour l’engagement artistique, le style ou la composition, et nous avons envie de faire des choses et les assumer à 100%. En 2015, après douze ans de carrière avec Djmawi Africa, depuis que j’ai fondé ce groupe en 2004 à l’université où j’ai étudié, l’INC, j’ai eu l’envie de me détacher. En d’autres termes me lancer dans un projet où je compose, je fais la direction artistique, tout en restant avec Djmawi. Ça été vraiment difficile pour moi de gérer deux projets au même temps, car on ne peut pas être à fond dans deux projets sauf si nous sommes vraiment bien organisé. Au bout d’une année, j’ai pris la décision finale, qui est de consacrer tout mon temps à mon projet solo. D’ailleurs, mon album est plus ou moins prêt. J’ai lancé également un single qui est déjà disponible, et un clip qui sera prêt dans deux jours j’espère, on attend juste le montage.

Il y a des carrières solo qui vous inspirent ou vous servent de modèle ?
Pas forcément. Si j’ai fait une carrière solo ce n’est pas parce que je voulais copier ou faire comme tel ou tel. C’est venu comme ça. À un moment, le musicien ou l’artiste a envie de voir ailleurs.

Après avoir quitté votre groupe, avez-vous l’intention de collaborer avec d’autres musiciens ?
C’est ça l’idée aussi quand on est dans un projet solo, où on maîtrise ce projet à 100%, nous avons forcément envie de collaborer avec d’autres musiciens. Le but est de faire des rencontres, et j’en ai d’ailleurs fait plusieurs au cours de mon parcours avec Djmawi. Actuellement, je suis en train de faire un master en musicologie en France, et cela m’a permis de rencontrer beaucoup de musiciens, de différentes nationalités, et cela inspire beaucoup de choses, musicalement et humainement. Par conséquent, dans mon album il y a plusieurs directions artistiques, que ce soit le côté très africain, le gnawa ou le reggae. J’en profite parce que c’est mon projet personnel. Cela permet d’inviter dans chaque genre des artistes ou des personnes qui maîtrisent vraiment ce style-là. Ce n’est pas comme un groupe, ou une communauté où nous sommes obligés de travailler tous ensemble. J’ai retrouvé maintenant une certaine liberté, et c’est le but dans une carrière solo.

L’album est donc prêt...
Oui, musicalement il est prêt. Je suis rentré en studio, et j’ai enregistré un titre, histoire de tester un peu. Il s’agit de Dinar, qui est disponible sur les plateformes digitales, et dont le clip a été tourné à Alger, avec l’équipe Factory.
C’était une expérience en plus. J’ai déjà fait un clip Dellali avec Djmawi, mais sur celui-là je me suis investi à fond. Quant à la couleur de mon album, elle sera africaine, avec une touche très algérienne. J’adore la musique chaâbie, et j’ai décidé de l’introduire dans mon album, avec un plus de gnawa dans la voix.
Je vous laisse le découvrir soit le 25 juin (ce soir, ndlr) au Hilton, le jour du concert organisé par Wellsound, où je vais jouer en exclusivité tout mon album, sauf quelques titres que je vais laisser pour garder un peu le suspense. Soit dans le concert du 26 juin au club hippique de Annaba, qui est organisé par l’équipe de Bône Musique et Décibel Système. J’en profite pour leur dire “Big Up” !

Est-ce que vous allez faire quelques dates après la sortie de votre album ?
Mon manager Mustapha Mataoui et moi, nous sommes en train de préparer toute une tournée qui sera mise en place juste après la sortie de l’album. En même temps on est en train de jouer quand même pour faire roder les morceaux sur scène et faire découvrir ma nouvelle composition de musiciens et de musique.
Dernièrement, on a été au Maroc où on a fait une tournée à Oujda et Casablanca. J’ai joué également en Suisse et à Paris. Et pour la première fois en Algérie les 25 et 26 juin. Vraiment j’ai hâte de monter sur scène et de faire découvrir mes morceaux, et rencontrer mon fidèle public qui me suit depuis très longtemps, et que je remercie beaucoup. Tout le monde sait que je suis à fond dans les réseaux sociaux. Je partage beaucoup de choses avec mes fans. Je leur dis juste merci d’être là et de réagir sur les vidéos que je poste.

C’est quoi l’histoire de Zdeldel ?
C’est un surnom que j’ai inventé et qui s’est retourné contre moi, car ils se sont tous mis à m’appeler comme ça. Maintenant quand je tape sur internet il y a des centaines de personnes qui ont adopté ce nom. Je trouve ça cool, ça sent bien, c’est rythmique.

Vous avez joué dans la sitcom Dar Bob. Quelles sont les leçons que vous avez tirées de cette expérience ?
J’en ai tiré plusieurs leçons. La comédie et la musique sont des arts à part entière, sauf que dans la première nous sommes encadrés par le réalisateur, le producteur et le coach acteur. Ça étouffe et ça prend beaucoup de temps. Tandis que dans la musique c’est tellement “free”, quand on a de l’inspiration c’est bien, et quand on ne l’a pas on est tranquille. On n’est pas obligés de rendre des comptes à un boss, ou se lever à 8h pour un tournage.
À vrai dire, je n’étais pas très intéressé par la proposition au début, sauf pour la proposition où je joue mon propre rôle, moi Djamil “Djam”, le musicien, c’était une expérience en plus. Après, plusieurs producteurs m’ont invité à participer à plusieurs sitcoms.
Pour les échos, plein d’amis et proches m’ont dit que je suis spontané, et le rôle m’allait bien. Sauf que moi ça me prend beaucoup de temps, surtout qu’en ce moment je suis à fond dans mon projet artistique.

Interview réalisée par : Imène AMOKRANE
@ImèneAmokrane


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