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Culture / Culture

Programme d’appui de la protection et valorisation du patrimoine culturel en Algérie

John O’Rourke : “L’inventaire est le socle de toute politique patrimoniale”

Invité à la journée d’étude inscrite autour de “Patrimoine et valorisation”, John O’Rourke, ambassadeur, chef de délégation de l'Union européenne en Algérie, est revenu dans son allocution sur l’importance de l’année européenne du patrimoine, ainsi que sur le programme d’appui de la protection et valorisation du patrimoine culturel en Algérie.
À propos de la campagne 2018 année européenne du patrimoine culturel, John O’Rourke a indiqué que c’est “une campagne de sensibilisation sur tous les types de patrimoine : culturel et naturel, matériel et immatériel, architectural, archéologique, vivant, audiovisuel…”. Et de renchérir : “L’année du patrimoine culturel permettra de promouvoir tous ces vecteurs de dialogues interculturels, de sensibiliser le public sur les valeurs culturelles pour la société, et de valoriser les pratiques de sauvegarde et de protection pour assurer la transmission de cet héritage aux générations futures.” Pour l’orateur, cette campagne est un bon moyen également pour “faire fructifier le potentiel économique et stratégique des actions en faveur du patrimoine culturel qui peuvent contribuer à générer de l’emploi, des produits, des services, et à déclencher des processus innovants de création culturelle et à alimenter ainsi la nouvelle économie”.
Dans ce sillage, l’ambassadeur de l’UE a expliqué que “sur cette idée d’approche intégrée a été conçu le programme d’appui de la protection et valorisation du patrimoine culturel en Algérie”. À rappeler que ce programme est né d’un partenariat entre le ministère de la Culture et l’UE, et il est considéré comme un projet “ambitieux” par son niveau de financement “inégalé dans la région du voisinage avec une enveloppe de plus de 20 millions d’euros”, a-t-il dit. “Mais surtout au vu des objectifs qu’il s’est donné, car ce programme trace un parcours d’accompagnement à la connaissance, à la conservation et à la valorisation du patrimoine culturel de tous types avec des actions transversales de formations et de soutien à la participation du mouvement associatif.”
Selon M. O’Rourke, “l’aspect le plus innovant du travail est réalisé pour la composante inventaire du programme patrimoine”, a-t-il précisé. Car “l’inventaire est le socle de toute politique patrimoniale. Le plus important est de rappeler que ce travail a été conçu et réalisé dans une logique de continuité avec le projet de la création d’un centre algérien pour l’inventaire et le catalogage du patrimoine culturel issu en 2010 d’une coopération bilatérale entre le ministère de la Culture algérien et l’Institut de catalogue et de la documentation à Rome”.  Pour la concrétisation de ce projet, le conférencier a rappelé qu’“un système d’inventaire ainsi que plusieurs manuels et autres outils scientfico-méthodologiques ont été développés et testés dans le cadre du programme, ceci dans la perspective de l’informatisation de l’inventaire qui impose la normalisation stricte des outils et l’harmonisation entre les domaines de l’immobilier, le mobilier et l’immatériel”. À ce sujet, il a signalé qu’une “opération pilote d’inventaire a été réalisée dans douze wilayas et a permis de tester et de mettre au point la méthode et les outils, et de mettre en place des prototypes de formation à l’inventaire dont ont bénéficié douze archéologues recrutés et formés par le programme”. À cet effet, en une année et demie seulement, ces archéologues ont “produit pas moins de 900 fiches informatisées. Cet échantillon de différentes typologies et de biens culturels mobiliers et immobiliers permet d’alimenter les bases de données déjà existantes en Algérie et de soutenir la réflexion sur l’orientation de la stratégie nationale de sélection de biens pour le classement”. Par ailleurs, l’ambassadeur a souligné que d’autres volets sont appuyés par le programme, notamment “le patrimoine cinématographique et photographique, des formations sur la gestion des réserves et de la restauration”.


H. M.


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