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A la une / Culture

“En attendant les hirondelles” sera projeté ce soir à Ibn Zeydoun (Alger)

Karim Moussaoui : “Un film doit poser des questions”

Karim Moussaoui aux côtés de l’équipe du film à Béjaïa ©D. R.

L’avant-première algéroise de cette œuvre, projetée le 9 septembre aux 15es RCB, aura lieu ce soir à 19h à Alger. L’équipe du film a animé une conférence au Ciné-café. Retour sur les coulisses du film, notamment l’écriture du scénario.

Ce premier long métrage de Karim Moussaoui, En attendant les hirondelles, a rencontré plusieurs succès : sélectionné dans la catégorie “Un certain regard” au Festival de Cannes, prix du meilleur film et du meilleur réalisateur au Fiofa, et une standing ovation aux 15es RCB. Il sera enfin projeté en avant-première algéroise, ce soir à 19h la salle Ibn Zeydoun (Oref). Pour sa projection à Béjaïa, dans le cadre des 15es rencontres cinématographiques, le réalisateur ainsi que les comédiens du film, notamment Hassan Kachah, Mehdi Ramdani, Hania Amar, ont participé au traditionnel Café-ciné organisé au théâtre régional de la ville. Durant cette rencontre conviviale avec son public, Karim Moussaoui a répondu avec sincérité sur la naissance de cette œuvre, l’une des grandes surprises de cette année. En attendant les hirondelles narre trois histoires différentes sur trois générations reliées par les mêmes ressentiments. À propos de l’écriture scénaristique, le réalisateur a raconté qu’au début de l’écriture, il y avait “un prologue et un épilogue qui ne figurent pas dans le montage. Dans les trois histoires, il y a trois statuts sociaux différents, et on retrouve dans chacune d’elles une symbolique”. Et d’expliquer : “Je n’ai pas eu trois idées de films ! Dès le départ je voulais écrire ces histoires. Je voulais écrire un scénario où les personnages confrontaient des situations.” D’ailleurs, Moussaoui était parti sur une idée “simple” : “Des personnages qui ne veulent pas s’engager, ne veulent pas prendre des risques.” Tout a commencé après le tournage du film de Tarek Teguia “où nous avons énormément bougé, après cette expérience, je suis revenu avec l’envie de raconter des histoires dans plusieurs endroits”. Sur les difficultés d’écrire, le scénariste a indiqué qu’à un “moment donné j’ai senti que je n’arrivais plus à mettre de distance dans le scénario. Quand on écrit on tombe forcément amoureux de ces histoires, de ces personnages… et cela empêche d’avoir du recul et de la critique”. Consciencieux dans son travail, Moussaoui a fait appel à d’autres scénaristes. “Je sentais que je n’étais plus capable d’écrire, à ce moment-là, j’ai demandé à travailler avec une autre personne. Alors, j’ai rencontré plusieurs scénaristes, et j’ai choisi celle qui m’a dit : ‘’Il y a encore des choses à revoir dans le scénario.’’”, a-t-il narré. Tout en poursuivant : “Je voulais une personne qui puisse apporter plus de choses.” Pour le conférencier, en écrivant un texte, il est important de montrer son travail “pour sortir de sa propre logique”, car le piège “dans l’écriture est cette impression d’aller dans la bonne direction. Alors que cet exercice est un travail de collaboration”. Outre le scénario, le réalisateur a révélé durant cette rencontre d’autres aspects du film, notamment le montage. “Plusieurs scènes ont été coupées. Il y a des sacrifices à faire. Nous ne pouvons pas parler dans un film comme on parle autour d’une table !”, a-t-il précisé. Et de renchérir : “Il faut savoir relativiser les sentiments, car tout ne se passe pas autour de soi. Un film doit poser des questions et chercher des réponses, et ce, sans trouver une réponse définitive.” Et de conclure à ce sujet : “Nous avons souvent tendance à l’écriture de vouloir apporter des certitudes.” L’une des particularités d’En attendant les hirondelles est la musique. Du classique au raï, nous captons le côté mélomane du réalisateur. Sur la diversité musicale dans le film, il rétorque à l’assistance : “Quand j’écris un scénario, je sais quelle musique placer pour quelques séquences. Pour ces dernières, j’ai envie d’une musique qui m’appelle, me parle, me raconte une tragédie…” Pour les retardataires, courez vite à la projection de ce soir, vous ne risquez pas d’être déçus !

Hana Menasria


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