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L’abstrait et l’impressionnisme s’unissent au centre culturel “Mustapha-Kateb” (Alger)

L’ “Empreinte du cerveau” de Mohamed Larachiche

L’artiste Mohamed Larariche. ©Louhal/Liberté

S’il est d’usage dans le jargon de l’aquarelliste de peindre debout et à hauteur du chevalet, ce n’est pas le cas de l’artiste peintre Mohamed Larachiche qui préfère portraiturer dans la posture de l’oraison mentale du sage en pleine “méditation”. Il s’allonge à côté de sa “famille” qui n’est autre que sa palette-atelier, comme lorsqu’on se vautre pour feuilleter une vieillerie littéraire, que l’on découvre au hasard d’une remise en ordre d’une cave ou d’un grenier que le chaos urbain a effacé depuis belle lurette des chroniques urbaines d’Alger. Son savoir-faire ? Il le doit au mode “tripping” ou au cœur du “Tourbillon” qui asperge sa planche d’une bourrasque de peinture. Si tant et bien, qu’il a engagé une “réflexion” quant à l’union impossible ? de l’abstrait avec l’impressionnisme ! Authentique ! À l’exemple de l’élégant geste de la fée du logis lorsqu’elle parfume ses invités de “l’ma ouard” (eau de fleurs) à l’aide du “m’rech” du terroir. Et, le temps que permet le sablier, que déjà un tableau est achevé avec la pétulance et l’harmonie de l’usage de couleurs, où l’exactitude des courbes laisse deviner l’ombre d’êtres et de choses. Et, à y voir de près, le visiteur semble relire une tranche d’aventure de sa jeunesse, où il discerne la silhouette du marin Corto Maltesse sur son “Bateau de liberté”, aux côtés d’identiques personnages de nos albums illustrés d’Hugo Eugenio Pratt (1927-1995). Son secret ? Il le tient de l’amour qu’il a nourri pour ses crayons de couleurs d’écolier et qui l’ont poussé vers le chevalet, où il a trempé ses pinceaux dans la palette de l’“autodidactie”. Et de là, l’enfant de  Khemis-Miliana (ex-Affreville) que l’on n’aperçoit pas du belvédère de Miliana en temps de brume, a fertilisé son talent aux côtés de beauxaristes, qui l’ont enchaîné à l’alchimie de la peinture, notamment l’aquarelle, où Mohamed Larachiche a buriné sa “Liberté de pensée”. Néanmoins, tenace après un âpre “combat”, Mohamed Larachiche a trouvé sa voie en l’an 2005, soit à ses vingt ans lorsqu’il a réussi à unir à l’aide des liens sacrés de l’art, l’élixir magique, où s’accordent désormais l’abstrait et l’impressionnisme. Intitulée “Empreinte du cerveau”, l’“expo” de l’artiste peintre Mohamed Larachiche se veut une thérapie et une source d’“énergie” pour lever le voile de l’ignorance et de l’obscurantisme sur une société en perte de repères ! Allez-y ! Mohamed Larachiche vous attend !

Louhal Nourreddine