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Culture / Culture

Avant-première de “Alger, la Mecque des révolutionnaires” à l’IFA

La capitale : un refuge pour tous les damnés de la terre

Ben Bella aux côtés du Che (extrait du doc). © D.R.

Ce documentaire de Mohamed Bensalama revient sur l’“âge d’or” de l’Algérie durant les années 60-70, où pas moins de 22 mouvements de libération ont trouvé refuge dans le pays.

Nelson Mandela, le Che, Yasser Arafat, Angela Davis et Eldridge Cleaver des Black Panthers font partie de ces leaders des mouvements de libération ayant trouvé refuge à Alger, après l’indépendance, où la capitale algérienne est considérée comme “La Mecque des révolutionnaires”. En effet, durant une décennie, le pays était le berceau des opposants de l’impérialisme.
Pour raconter cet “âge d’or”, tout à la fois “diplomatique et militant” de l’Algérie au sortir de l’indépendance, l’Algéro-Français, Mohamed Bensalama a réalisé un documentaire historique portant sur cette période si emblématique. Intitulé Alger, La Mecque des révolutionnaires, cette œuvre a été présentée en avant-première dans la soirée de lundi, à l’Institut français d’Alger (IFA). À cette occasion, un grand nombre de spectateurs étaient présents pour découvrir ce travail de mémoire.
Présent à la projection, Son Excellence l’ambassadeur de France,  Bernard Emié, dira à propos de ce doc : “C’est une page très passionnante de l’histoire de l’Algérie. Après son indépendance, le pays a occupé une place très particulière durant les années 60-70, dans la scène politique internationale. La plupart des révolutionnaires du monde entier et autres figures du non-alignement font le voyage à Alger, pour tenir des conférences, des meetings et pour s’y réfugier.” Et de poursuivre : “L’Algérie était un havre de paix pour ces révolutionnaires et leurs familles, ainsi qu’une source d’inspiration dans les luttes pour l’indépendance en Afrique.” Pour revenir à cette œuvre, Alger, La Mecque des révolutionnaires, sorti en 2017 (avant-première en France, en janvier dernier), d’une durée de 57 minutes, revient sur une époque de “prestige” d’une Algérie qui brillait sous mille feux grâce à son implication, et son dévouement aux causes justes. Tout a commencé avec l’ancien président Ben Bella, qui suite à un voyage à Cuba, devient l’allié de Castro, par la suite du Che, avec lesquels il se lie d’amitié et “échafaude des plans”. Le film valse entre l’Alger de 2017, ses rues, ses cafés et ses habitations, et celle des années 60-70, où le pouvoir algérien menait une bataille contre l’impérialisme occidental et les dictateurs. Réalisé avec des photos et images d’archives, Bensalama narre joliment cette partie de l’histoire, notamment sur les entrainements militaires de Mandela, d’ailleurs l’ANC (Congrès National d’Afrique du Sud), ouvrira un bureau dans la capitale. Il conte également les voyages du Che dans le continent noir, et dont Alger devient son “arrière-base”, et l’installation de différents mouvements africains… Pour ces révolutionnaires, l’Algérie “jouait  un grand rôle pour l’indépendance de l’Afrique”, car elle ouvrait ses “portes à tous les damnés de la terre”. À ce propos, parmi les contestataires ayant trouvé refuge au pays, Eldridge Leroy Cleaver et Angela Davis des Black Panthers, qui se sont vus attribuer un domicile, une bourse et des salles pour tenir des meetings. À rappeler qu’outre le soutien politique, ces mouvements ont eu droit à des soutiens stratégiques, diplomatiques, logistiques et financiers.  Le documentaire revient également sur l’ère Boumediène, suite au putsch à Ben Bella, le président aux côtés de son gouvernement, notamment Abdelaziz Bouteflika, ministre des Affaires étrangères à cette époque, continue dans la lancée de son prédécesseur en aidant plusieurs réfugiés, à l’instar des militants brésiliens ayant fuient la dictature. Ce film sur l’ “âge d’or” de l’Algérie, démontre également le climat de pauvreté régnant au pays : des responsables occupés à aider leurs voisins, et négligeant le peuple qui sombrait dans la misère. Alger, La Mecque des révolutionnaires, apporte des images et un contenu inédits qui démontrent un pouvoir “solidaire” et “engagé”… Une ère méconnue pour la nouvelle génération ! À l’issue de la projection, Mohamed Bensalama a indiqué que “pas moins de 22 mouvements de libération ont séjourné en Algérie”.  Et de raconter : “À cette époque j’étais adolescent et j’ai vécu ce bouillonnement. Les commentaires sont personnalisés, car ce sont des moments vécus. D’ailleurs, le film est peu par rapport à ce qui s’est passé durant cette période.” Au sujet de la réalisation de son œuvre,  Bensalama précise : “Il y a 16 sources d’archives : américaines, britanniques, françaises, suisses, portugaises… ainsi que la fondation Kennedy, qui nous a offert de belles images.” (rencontre de Ben Bella avec JFK, ndlr).


Hana Menasria    


 


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