Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de 11h (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

Culture / Culture

Générale du spectacle “ERAKCH” d’Ahmed Khamis

La danse, entre sculpture et couleurs

Lundi dernier à la salle Ibn Khaldoun, le chorégraphe algérien Ahmed Khamis présentait son nouveau spectacle Erakch, s’inspirant de l’enluminure, qui combine sculpture et couleurs. Cette technique, le chorégraphe l’interprète à sa manière, au travers de rythmes, mouvements et musiques cristallisant ce que cet art a de plus beau : son côté hybride, spirituel et envoûtant.
Dix danseurs, avec leur habits de derviches tourneurs, leur vestes aux multiples couleurs et leurs pas s’inspirant tantôt du folklore musical arabo-musulman, tantôt du rythme de l’outil qui sculpte, modèle et façonne bois, pierre et métal. Khamis nous confiera que l’idée du spectacle est venue après la découverte du mot “erakch”, qui combine les mots “enakch” (sculpture) et “rasm” (dessin). “J’ai fait des recherches, et j’ai découvert qu’on utilisait beaucoup de mouvements, de couleurs pour réaliser cet art. Ça m’a touché en tant que chorégraphe, parce que le mot sonne comme le mot «raqs» (danse). Je me suis dit qu’il serait intéressant d’en faire un spectacle dansant. Un projet que j’ai en tête depuis longtemps, et là c’était l’occasion de le lancer.” Si la danse inspirée du folklore arabe aux premiers instants du spectacle est lancinante, celle plus moderne met en exergue les différentes facettes des jeunes danseurs, dont une jeune femme, qui communiquent et se renvoient une excellente énergie. Mais le choix des costumes qui se révélera être problématique, puisque les mouvements robustes des danseurs sont étouffés par les vestes et les habits de la danse “sema”. Inspirés aussi d’une autre œuvre du chorégraphe, à savoir Le voyage de poussière, les passages reprenant les mouvements de la sculpture, qui sont aussi accompagnés les bâtons des danseurs qui marquent le rythme, constituent l’un des plus beaux passages de ce spectacle. Malgré les couacs qui ont entaché la générale, comme la lumière qui n’était pas encore tout à fait au point lors de cette générale, selon les dires mêmes du chorégraphe, cette œuvre invite au voyage, physique et spirituel, puisque, avec des chants auressiens ajoutés à ceux du sud, en passant par l’omniprésence de la culture islamique, le spectacle recèle bien des surprises.


Yasmine Azzouz


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER