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Culture / Culture

La nouvelle a été annoncée sur sa page Facebook officielle

La légende de l’afro-jazz Manu Dibango malade du coronavirus

© D.R.

Manu Dibango, saxophoniste et légende de l'afro-jazz, a été hospitalisé pour cause de coronavirus et “se repose et récupère dans la sérénité”, peut-on lire sur sa page Facebook officielle. Ce site informe sobrement d’“une récente hospitalisation due au Covid-19” de cette légende de la musique africaine, née au Cameroun il y a 86 ans. Le musicien, toujours selon ce document, “se réjouit d'avance de retrouver prochainement” son public. 

Manu Dibango est l'auteur d'un des plus grands tubes planétaires de la musique world, avec Soul Makossa (1972). Étonnant destin pour cette face B d'un 45 tours dont le titre phare était un hymne pour l'équipe de foot du Cameroun à l'occasion de la Coupe d'Afrique des nations. Repéré par des DJs new-yorkais, le titre a connu mille vies. Manu Dibango avait même accusé Michael Jackson de plagiat sur un morceau de l'album Thriller. 

Un accord financier avait finalement été trouvé. Né à Douala au Cameroun en 1933, Manu Dibango s’intéresse très jeune au chant et à la musique grâce à sa mère, occasionnellement professeur de chant à la chorale de la ville.  En 1950, alors qu’il s’installe en France pour poursuivre ses études il découvre la musique jazz, apprend à l’occasion à jouer de la mandoline et du piano. 

Quelque temps après, c’est son instrument fétiche, le saxophone qu’il apprend à maîtriser grâce à son ami Francis Bebey, qu’il rencontre dans le cadre d’une colonie réservée aux enfants camerounais. En pleine préparation de son bac, il se met sérieusement au saxo et commence à se produire dans des boîtes et des salles dans la ville de Reims. 

Vers le milieu des années 50, sa jeune carrière prend de l’élan en Belgique, où il est engagé dans des orchestres de clubs privés. En 1957, la touche “afro-jazz” devient partie intégrante de sa musique, et s’africanise notamment grâce au milieu congolais qu’il côtoie à Bruxelles. Début des années soixante, le musicien de la République démocratique du Congo, Grand Kalle, l’engage dans son orchestre. 

Il enregistre plusieurs disques. Vers la fin des années de cette même décennie, il créé son propre groupe et commence à intégrer du rythme & blues à sa musique déjà très riche. Au début des années 70, c’est la consécration aux USA, où ses sonorités africaines lui vaudront un succès immédiat auprès du public et des musiciens afro-américains. En 1992, il enregistre l’album de reprises Wakafrika avec de célèbre artiste du continent noir et d’autres, comme Youssou N’dour, Papa Wemba, Sinéad Connor, Manu Kzatché et bien d’autres. 
 

R. C./AFP


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