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Culture / Culture

L’ONDA habille nos soirées estivales

La musique au service du citoyen et “Alger Rama” comme nouvelle naissance

©D. R.

“C’est dire que l’art, la musique… la culture d’une manière générale n’est pas un domaine qui porte atteinte à une Nation, mais au contraire c’est ce qui doit la rehausser, d’où l’importance aussi de ce qu’elle doit véhiculer comme message.”

Cette année, il a été beaucoup question de l’ONDA (Office national des droits d’auteur et des droits voisins) et de toutes les tâches accomplies par cette institution jusqu’à présent. Comme son nom l’indique, elle s’occupe du volet culturel et artistique en tentant de garantir au mieux les droits des auteurs et créateurs culturels algériens. Rude mission, devrions-nous dire. D’autant plus rude en ces temps où la culture semble être la première des victimes d’une “diabolisation” souvent sournoise, se cachant parfois derrière des revendications, certes légitimes, mais qui ne se régleront pas en bannissant ce secteur crucial, qui a un rôle important à jouer dans une société donnée. Et en parlant de culture, il est question de la musique, oui, car comme disait Platon “la musique donne une âme à nos cœurs et des ailes à la pensée”, mais il faut entendre aussi, arts plastiques, livre, cinéma, théâtre… toutes ces activités-loisirs qui sortiront le pays de son marasme ambiant en suscitant chez le citoyen lambda ce goût du beau, de l’esthétique, du paisible, ce qui atténuera quelque peu les difficultés d’un quotidien algérien mis lui aussi à rude épreuve. Il s’agira alors de savoir agencer tout ça et pallier ainsi ce manque de discernement de ce qui est utile, en se noyant dans des débats stériles et futiles. L’ONDA, entre autres actions, signe des conventions de sponsoring avec des opérateurs et autres partenaires, récupère des droits de diffusion qu’elle verse aux auteurs, et s’attelle à organiser des événements culturels à travers tout le territoire national pour semer, çà et là, un tant soit peu de joie et de culture musicale qui, de notoriété publique “adoucit les mœurs”. Ainsi, depuis le 18 juillet, une caravane composée de près de 450 artistes algériens sillonne toutes les wilayas du pays dans le cadre d’un festival itinérant qu’elle a voulu être 100 % local, sous le slogan de “Fêtons algérien”-“Linafrah djazaïri”. Après leur passage dans quelques villes, d’autres rendez-vous sont donnés tout au long de ce mois d’août dans d’autres régions telles le stade municipal de Béjaia, aujourd’hui au théâtre de verdure d’Oran avec Lemma Becharia et le 13 Takfarinas  et d’autres événements qu’abritera l’Office Riadh El-Feth d’Alger avec de nombreux artistes dont Amel Zen, Mok Saïb, Amine Chibane et Cheb Houssem pour ne citer que ceux-là. Il est aussi à noter le lancement à la fin de cette caravane, à l’esplanade de l’Oref, de la première édition d’un Festival qui se veut “professionnel” sur le plan organisationnel et “grandiose” sur le plan des prestations envisagées, qui s’intitulera “Alger Rama”, et qui donnera le la à d’autres éditions et peut-être à d‘autres nouveau-nés régionaux. C’est dire, encore et toujours, que l’art, la musique… la culture d’une manière générale n’est pas un domaine qui porte atteinte à une Nation, mais au contraire c’est ce qui doit la rehausser, d’où l’importance aussi de ce qu’elle doit véhiculer comme message. Et pour rappeler à notre bon souvenir le regretté Nelson Mandela, symbole de lutte et de détermination, on dira : “La politique peut être renforcée par la musique, mais la musique a une puissance qui défie la politique.” Aux musiciens donc de défier cette politique trop souvent stérile et au citoyen intelligent de faire de cette stérilité une (re)naissance fructueuse pour le bien-être de tous…

Samira Bendris-Oulebsir


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