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Culture / Culture

Nadir Assari, hôte de l’Agora du livre de la librairie Mediabook

La photographie pour dire une ville méconnue

Nadir Assari (à droite) présentant son ouvrage “Alger, d’azur et de lumière” à l’agora du livre. © Nourreddine Louhal/Liberté.

L’exposé du livre Alger d’azur et de lumière se veut un dépliant de tour operator dans l’optique d’une promenade à l’aide de l’image vers d’historiques lieux choisis où il fait bon de humer l’air marin algérois.

Bien qu’elle fût encensée par le poète Mustapha Toumi, Alger, vue en 1967, chantée par Abdelmadjid Meskoud, le père de l’indémodable Ya Dzaïr El-Âassima, “le ramage d’Alger, l’héritière d’El-Gharnata (Grenade), souffre d’une mise en cage à dessein par la crise de 1962”, a dit le journaliste Abdelhakim Meziani en guise de préambule à la présentation de l’œuvre illustrée de Nadir Assari qui a conté le passé d’Alger à la carte… postale (éd. Dalimen 2011) à l’agora du livre de la librairie Mediabook de l’Enag durant ce mardi 14 mai. 
Nanti d’un arrêt sur images prises du haut d’innombrables parapets, notamment du darbouz du stade Ouaguenouni ou du pont du soupir du jardinet du moulin de l’avenue Ibrahim-Frantz-Fanon (1925-1961), le promeneur y voit “l’Alger contemporain au pas nonchalant d’un flâneur”, a dit l’écrivain Nadir Assari. À ce propos, l’alliance scellée autour de l’azur et de la lumière a illuminé la médina de Sidi Abderrahmane jusqu’à ce qu’elle soit au firmament de la joyeuseté. Rayonnante aux rayons de l’astre, l’Alger marine ne fait plus qu’une avec l’immensité de la grande bleue qu’il est aisé d’admirer du verdoyant balcon de Saint-Raphaël d’El-Biar ou de l’abrupt mont des Tagarins ou du Télemly. Si tant et d’envoûtants reflets, qu’on eut dit qu’Alger est une offrande du bâtisseur Al-Foutouh Saïf Eddawla Bologhin ibn Ziri Essenhadji (972-984) aux “aouliya essalihine” (les saints) pour qu’elle soit azurée dans l’intense reflet du bleuté, surtout lorsqu’elle est chaulée à l’éclatante blancheur du haïk m’rama. C’est ce qui augure de l’intitulé du livre Alger d’azur et de lumière (éditions Enag), de Nadir Assari, où l’image parle d’elle-même au lecteur, eu égard à son rang d’El-Bahdja. Plus qu’un beau-livre, l’auteur a priorisé “la photographie pour conter une ville méconnue”, a ajouté le conférencier. À ce titre, l’exposé du livre Alger d’azur et de lumière se veut un dépliant de tour operator dans l’optique d’une promenade à l’aide de l’image vers d’historiques lieux choisis où il fait bon de humer l’air marin d’El-Kettani et de là jusqu’à “Santogi”, l’actuelle Bologhine où s’offre le panorama des quatre îlots, a-t-on su du tribun. 
Et quand bien même l’image est “bavarde”, l’échantillon de gravures s’enjolive d’un collier de légendes qui guide le visiteur dans l’Alger, ce creuset de la dynastie berbère des Zirides et terre de toutes les civilisations : autres atours de séduction, le livre de Nadir Assari se feuillette tel un album de photos et dont la vision est de valoriser le patrimoine des biens immeubles et des lieux d’épopées prestigieuses qu’il nous faut préserver des affronts du temps et de la main incivile de l’homme, a conclu l’auteur d’Alger, des origines à la régence turque (éd. Alpha 2007). À noter que l’ouvrage a été édité dans le cadre de la manifestation “Constantine, capitale de la culture arabe 2015”. 


Louhal Nourreddine


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