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Culture / Culture

Exposition “Alger, ville de tous les contrastes”, de Yasmine Lallem

La photographie pour renverser les “clichés”

La photographie “Alger en mouvement” présentée lors de l'exposition. ©D. R.

Jusqu’au 6 février, la photographe présente sa première exposition, dédiée à Alger, ses monuments, son port et même ses endroits les plus banals. Une aventure née grâce à la détermination de la jeune fille, qui veut “braver les interdits”.

La jeune Yasmine Lallem, interprète de son état et désormais photographe établie, a présenté sa première exposition photographique intitulée “Alger, ville de tous les contrastes”, samedi dernier à l’hôtel Sofitel (Alger) (et jusqu’au 6 février), regroupant une trentaine de photographies de l’ancienne Icosium.
Avec l’aide de sa meilleure amie qui l’encouragea dès ses premiers clichés à poursuivre dans cette voie, elle se lance tête baissée dans cette aventure. C’est après avoir quitté son emploi en 2012 qu’elle investit son solde de tout compte dans un appareil-photo. “C’est en trifouillant l’appareil que j’ai commencé à m’intéresser à cet art. J’ai appris totalement toute seule, en autodidacte. J’ai d’abord commencé à m’intéresser à la technique, avec l’aide de tutoriels sur YouTube et quelques clubs photos sur Alger. Le déclic s’est produit lorsque je me suis aperçue que mes photos exprimaient quelque chose. On m’a dit que mes photos dégageaient une émotion.”
À partir de cette “révélation”, elle se donnera pour tâche de capturer ses moments de tous les jours dans les vieux quartiers d’Alger, en bravant les interdits ainsi que les qu’en-dira-t-on. “J’ai dépassé certaines barrières sociales”, dira-t-elle. “Je sortais avec ma meilleure amie dans les rues d’Alger, souvent soit très tôt le matin soit très tard le soir, ce n’était pas évident pour le côté esthétique mais aussi parce que les gens sont susceptibles. Ils pensaient que j’étais en train de les prendre en photo, que j’étais journaliste. Je voulais donc éviter tout ça. Même par rapport à ma famille, je me suis imposée pour continuer à faire ce que je voulais.” Avec ses quatre thématiques, cette série de clichés, qui fait la part belle à Alger, ses monuments, comme maqam echahid (mémorial du martyr), et jamaâ lihoud, met aussi en avant ses endroits insolites, voire banals, que l’on ne prend pas toujours le temps d’apprécier. “Cette beauté de tous les jours, qui échappe parfois à nos yeux”, comme le dit si bien Lallem. Ces “trivialités” sont figées à travers la série “Photographie abstraite”, où sont tour à tour mis en avant la dernière bouche d’incendie d’Alger de la place Audin, une porte de l’ancienne citadelle, ou encore un point d’ancrage du port de la capitale. Pour le mur consacré aux monuments, ce ne sont pas que les “emblèmes architecturaux de la ville” qui sont repris ici, car la photographe a voulu aussi capturer d’autres “symboles de la ville” comme la grande roue. “Quand on évoque Alger, on pense à la cathédrale du Sacré-Cœur, à l’église Notre-Dame d’Afrique. Je n’ai pas voulu axer sur ça parce que c’était trop vu, et pur cliché”, confiera Lallem. Par cette série aussi, c’est un air de nostalgie qui prend le dessus, car “nous ne savons plus construire de nos jours. Je trouve que nous devons soit préserver ce que l’on a, soit apprendre à construire”, martèlera-t-elle encore. Même si la technique est parfois relayée au second plan, au profit d’un message ou d’une poésie dont seule la photo a le secret, il ne fait aucun doute que pour une première tentative, la jeune Yasmine Lallem s’est profondément investie dans ce qui n’était au début qu’un hobby, de par sa volonté et sa détermination. À ce propos, le thème de sa prochaine exposition est déjà tout trouvé, puisqu’il concernera les gens et les habitants de la capitale, nous confiera-t-elle.

Yasmine Azzouz


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