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Culture / Actualités

Théâtre Kateb-Yacine de Tizi Ouzou

La pièce “L’Ours” de Tchekhov adaptée en tamazight

©K. Tighilt/Liberté

Les planches du théâtre régional Kateb-Yacine de Tizi Ouzou (TRTO) ont abrité, samedi après-midi, la générale de la pièce Lurs (l’ours), une adaptation d’un texte d’Antoine Tchekhov, et une production de l’association culturelle Amezyab n’Lehna, du village Boudjellil (commune d’Irdjen), avec le concours du TRTO. À cette occasion, elle a été traduite en tamazight et mise en scène par Massinissa Hadbi, un étudiant de l’Institut supérieur des métiers des arts du spectacle et de l’audiovisuel d’Alger (Ismas).  La scène s’ouvre sur un cadre vide et accroché à un tissu blanc suspendu au-dessus de la scène et auquel fait face une femme habillée en noir, dans le rôle de Popova, qui venait juste de perdre son mari.
L’arrivée de Smirnov, qui fera alors irruption sur scène tel un “ours”, vient apporter une autre dimension existentielle à l’histoire, en tombant amoureux de Popova pour laquelle il “craque” littéralement.
Pour le jeune Massinissa, qui avait interprété le rôle de Smirnov, il considère que c’est plutôt un devoir que d’enrichir notre culture avec des textes mondialement connus. “Ce texte est parmi les trois textes les plus joués au monde et je l’ai adapté à ma manière et selon ma vision des choses. Il est primordial aussi d’aller chercher ce genre de textes et de les traduire en tamazight, car il s’agit d’un texte universel qui n’évoque pas seulement la société, mais parle de l’être humain dans sa nature.”
Dans ce texte, l’histoire tourne autour de deux personnages principaux qui, chacun de son côté, renferme un désir caché. Smirnov, un homme richissime, avait un manque d’amour, alors que Popova était enfermée dans la bulle d’un amour perdu, après la mort de son mari. Les deux vivaient une routine et leurs retrouvailles avaient donné une complémentarité à leur vie et finiront par s’accepter mutuellement. Ces chaudes retrouvailles exprimées par Massinissa, dans un revirement de situation, en passant d’une scène sobre vers une scène plus gaie, avec un décor sorti d’un théâtre pour enfants, où Smirnov apparaît avec un déguisement d’ours. Pour le metteur en scène, “c’est ma façon, à travers cette symbolique, d’exprimer cette rencontre joyeuse avec une exagération dans la tenue et dans le geste afin d’affirmer qu’ils sont heureux comme des enfants”.

K. Tighilt


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