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Culture / Culture

1er Colloque national sur le conte Tinfoussine à Ouargla

La préservation du patrimoine immatériel en question

Les intervenants au colloque dédié au conte tinfoussine. © H. Tayab/liberté

Lors de ce premier colloque dédié au conte tinfoussine, plusieurs questions ont été soulevées par les participants, à l’instar de la protection de ce patrimoine populaire,l’enseignement du tagargrent, sa protection et sa transmission.

Les organisateurs, membres de l’association Lakssar du 1er Colloque national consacré aux contes tinfoussine en tamazight variante tagargrent (Ouargla) ne s’attendaient certainement pas à un tel succès, sachant que ce rendez-vous, tenu les 27 et 28 avril derniers, était à sa première édition. Le choix du thème n’est pas fortuit nous disent les principaux acteurs de cette manifestation, qui ont eu la présence d’esprit d’impliquer le Haut-Commissariat à l’amazighité en invitant le premier responsable de cette institution,M. Si El Hachemi Assad. Conférenciers, professeurs, enseignants à l’université, jeune orateurs, ont dit combien il est utile de protéger ce patrimoine immatériel qui est d’une importance inestimable. Les spécialistes à l’exemple du professeur Soltane Sabri qui, lors de son intervention intitulée “Le conte et le conteur de la mythologie grec jusqu’aux temps modernes”, avait rappelé que “le conte n’a pas de frontière et certainement pas de monopole”, pour dire aux présents que nous aussi en tant qu’Algériens nous avons une richesse qu’il va falloir rendre visible et s’approprier, car les voleurs du patrimoine n’ont pas d’état d’âme pour nous les spolier. Le directeur de l’enseignement et recherche au niveau du Haut-Commissariat à l’amazighité M. Aziri Boudjemaâ s’est penché sur la structure du conte, en donnant des exemples concrets aux nombreux présents. Le docteur Zerdoumi Mohamed s’est intéressé à l’aspect psychologique du conte, en réalisant une expérience grandeur nature, car son intervention s’est faite en tamazight, variante chaoui, ce qui n’a point empêché les présents de comprendre, ce qui fait dire que le verrou et le clivage desdits dialectes, n’existe pas, pour peu qu’on s’y mette et le plus vite. Profitant de cette rencontre nationale, les initiateurs de ce projet, le premier de son genre, ont mis les bouchées doubles. Si le thème principal est resté le conte, c’était l’occasion inespérée de montrer la richesse et le legs aussi bien matériel qu’immatériel dont jouit toute la région de Ouargla. Exposition d’ouvrages qui traitent de la variante tagargrent, dont beaucoup se penchent sur le conte tinfoussine, les us et pratiquent des Zénètes, le mariage chez les Zénètes, le travail de la terre, la tenue traditionnelle qui est menacée de disparation. C’est lors d’un débat ouvert, sincère, franc et à bâtons rompus, avec le secrétaire général du HCA Si El Hachemi Assad, que les membres de l’association ont soulevé leurs préoccupations et moult soucis quant à la prise en charge de tagargrent, son enseignement dans les différents cycles à Ouargla, aussi augmenter le nombre d’heures consacrée à la variante locale à la radio de Ouargla, car une heure de diffusion est insignifiant, nous dit-on. En réponse à toutes ces doléances, le premier responsable du HCA estime que le travail ou la prise en charge revient aux acteurs locaux, qui doivent montrer une réelle volonté  pour donner un nouveau souffle à l’acte culturel et il ne doute pas un seul instant de la bonne volonté du mouvement associatif à l’exemple de l’association Lakssar. Pour le mot de la fin, le secrétaire général du HCA s’est dit toujours prêt à contribuer, participer, aider à la seule condition que les acteurs locaux prennent ou reprennent l’initiative, car ils sont les premiers concernés, en tant que mouvements associatifs et faiseurs de culture.
Répertorier, conserver, protéger, transmettre, semble être les mots d’ordre du premier responsable du HCA.                                

H. TAYAB

 


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