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Culture / Culture

L’Algérie culturelle s’invite à Marseille

La “Révolution du sourire” et la femme à l’honneur

Projection du docu de Habiba Djahnine © D.R.

Durant une semaine, il a été question de l’actualité, à savoir le Hirak à travers des conférences et tables rondes animées par des militants, historiens et écrivains. Aussi, la tenue du Festival des amis des lumières inscrit sous le thème “Femme d’Algérie”.
 

La ville française de Marseille – la sœur jumelle d’Alger comme aiment à l’appeler beaucoup de personnes qui y voient de nombreuses similitudes, notamment dans son architecture et son air marin – a connu cette dernière semaine une riche activité culturelle autour de l’Algérie, ce pays qui bouge et qui bouillonne, en faisant foisonner ses richesses artistiques et émerger des talents. Il y a été question de l’actualité du moment, à savoir le Hirak qui fait ce mouvement en avant et donne une aura à cette jeunesse qui vit et qui produit de l’art tout en manifestant son envie de vivre “mieux” dans un environnement plus propice à la créativité et à la vie tout simplement. Une première rencontre qui a eu lieu grâce à l’association Coup de soleil Paca au niveau de l’espace Coco Velten qui a regroupé un public nombreux venu pour en savoir plus sur cette Algérie qui fait parler d’elle par ses manifestations pacifiques et le degré de maturité exemplaire de sa jeunesse assoiffée de parole et de liberté. Le débat était riche et fougueux entre les invités du jour Saïd Belguidoum (sociologue), Rosa Moussaoui (journaliste), Sadia Barèche (écrivaine) et Ferhat Mouhali (jeune militant du Raj) et le public qui avait beaucoup de questions et d’interrogations. De même pour un autre rendez-vous organisé cette fois-ci à Vitrolles, dans une belle salle de cinéma – Cinéma des Lumières – qui a ouvert ses portes justement pour faire toute la lumière sur un jeune cinéma algérien palpitant et émouvant qui en dit long aussi bien sur les compétences et les capacités cinématographiques algériennes que sur la richesse des thèmes et des sujets que peut aborder le cinéma, cet art visuel aux mille facettes. Ainsi, pendant trois jours eut lieu le Festival des amis des lumières avec comme thème cette année “Femme d’Algérie” où il a été question pour les organisateurs de “faire la connaissance de la femme d’Algérie dans ses divers rôles, culturel, politique et social au travers du prisme de la caméra de cinéastes algériennes venues témoigner de leur combat au quotidien pour faire reconnaître le droit des femmes”. Un choix de thèmes et de cinéastes a donc été fait et les visiteurs ont pu apprécier et débattre autour de Papicha, de Mounia Meddour projetée en avant-première ; Jusqu’à la fin des temps, de Yasmine Chouikh, représentée par sa sœur et productrice Karima Chouikh. Carte blanche a été donnée à Habiba Djahnine qui a présenté, en compagnie de Saâdia Gacem Felfel Lahmar, puis E’sitar de Kahina Zina, ainsi que Lettre à ma sœur de Habiba qui a ému toute la salle par ce rappel douloureux mais nécessaire, afin que nul n’oublie, de cette décennie sanglante qu’a vécue l’Algérie. Le voyage de Nadia, de Doudja Bouknine, Résistantes, de Fatima Sissani, et À mon âge, je me cache pour fumer, de Rayhana Obermeyer ont également été projetés au grand plaisir des présents qui ont beaucoup apprécié le talent et l’audace de ces jeunes cinéastes. Une exposition de livres, de photos et de tableaux était également proposée aux visiteurs, ainsi que des tables rondes avec Ouahiba Hamouda (docteur des Lettres) et Ouanassa Siari-Tengour (historienne) invitées elles aussi à dire et à débattre de cette Algérie d’hier et d’aujourd’hui dans laquelle la femme a toujours été partie prenante et omniprésente dans le combat libérateur aussi bien contre le colonisateur français d’hier que contre les préjugés et les violences sexistes et misogynes de la société actuelle. L’art est ainsi cette autre manière de dire le quotidien…
 

De Marseille : Samira bendris-oulebsir


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