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Culture / Culture

L'écrivain, dramaturge et musicien est décédé mardi dernier

La Toile rend hommage à Aziz Chouaki

© D. R.

Une terrible nouvelle s’est abattue sur la sphère culturelle DZ et française. Dans la soirée de mardi, sur les ondes de RFI, il a été annoncé la disparition de l’écrivain prolifique Aziz Chouaki. Décédé à Paris, à l’âge de 67 ans, cet homme de culture était connu pour ses œuvres mais aussi pour son “humanité”. Musicien, romancier et dramaturge, Chouaki avait plus d’une corde à son arc, il excellait dans tout ce qu’il entreprenait, car Aziz travaillait avec passion et avec le cœur. Né en 1951 à Tizi Rached, il commence sa carrière en tant que guitariste, il se met au roman en publiant Baya, en 1988, qui sera par la suite adapté sur les planches de l’Hexagone. Eclectique, l’auteur de L’étoile d’Alger enchaînera l’écriture (pas moins d’une trentaine d’œuvres) entre romans, pièces théâtrales, nouvelles, recueils de poésie… En France où il s’est installé depuis 1991. Ses dernières œuvres remontent à la coécriture avec Fabrice Benchaouch du scénario du film Timgad (2017) et la pièce Nénesse (2018), qui était récemment jouée sur les planches. À l’annonce de sa disparition, avant-hier, plusieurs internautes ont partagé des souvenirs, des témoignages et leurs peines sur les réseaux sociaux. La metteure en scène, Catherine Boskowitz, a écrit : “Tristesse... J'ai eu l'honneur de travailler avec Aziz sur son texte Esperanza dans le cadre de “Ça va,ça va le monde” RFI/Festival d'Avignon. La rencontre a été si confiante ! Au revoir cher artiste ! Là où tu es, tu vas continuer à écrire sur nous, humains qui traversons les mers à la nage et qui continuons à rêver !” Pour sa part, Safy Boutella, très peiné par la disparition de son ami de longue date, a regretté : “Mon ami et frère Aziz Chouaki, écrivain, musicien, dramaturge et poète, compagnon de route depuis 40 ans nous a quittés aujourd’hui. Bonne route mon frère et à bientôt ! L’Algérie perd l’un de ses meilleurs fils. Nous ne t’oublierons jamais.” Quant à l’universitaire, auteur et journaliste Ahmed Cheniki, lui a rendu un vibrant hommage sur Facebook. “Je viens d'apprendre le décès d'un ami, d'un grand ami, Aziz Chouaki, que j'ai toujours considéré comme l'un de nos plus grands écrivains. Romancier, musicien et auteur dramatique, il excellait dans ces arts, lui qui a presque régulièrement vu ses pièces monter par le prestigieux théâtre Les Amandiers à Paris.” Et de poursuivre : “Qui ne connaît pas ce très beau texte romanesque Les oranges, adapté au théâtre et mis en scène par Martinelli. Ancien musicien à Alger, rocker à ses beaux moments, Aziz qui a fait des études d'anglais, structure ses textes romanesques et dramatiques comme d'exquis morceaux musicaux et apportait au mot une substance musicale. On ne peut lire ses textes sans retrouver les traces d’Hemingway, Faulkner ou Joyce. Il aimait rire. J'aimais beaucoup la compagnie de ce grand écrivain, amoureux des arts, le sourire en bandoulière. Je me souviens aussi de nos rencontres à Alger où nous faisions, refaisions et défaisions le monde, parlant de littérature, de théâtre, il savait que j'aimais énormément le théâtre (…). Allah yarhamek l'ami, tu étais grand, tu es parti grand, toi le grand écrivain, l'ami.
 

R. C.


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