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Culture / Culture

Les films en compétition officielle ont été présentés à la cinémathèque de la ville

L’Algérie en court !

Dans la matinée de samedi, les amateurs du 7e art se sont donné rendez-vous à la cinémathèque de Annaba pour découvrir des productions à 100% DZ. Organisé dans le cadre de la 3e édition du FAFM, des courts-métrages en course pour le Grand Prix ont été présentés successivement au public venu nombreux. Réalisés  par de jeunes passionnés, ces cinéastes ont tenté à travers leurs films de raconter l’Algérie de nos jours. L’amour, le radicalisme, les clichés sociaux, marginalisation des enfants trisomiques… tels sont les thématiques évoquées dans ces films courts, qui parfois nous ont fait rire et d’autres réfléchir. Pour Human d’Issam Taachit, qui faut-il le rappeler a raflé une douzaine de prix internationaux, est une fiction très émouvante. Un jeune trisomique essaye de jouer avec des enfants au foot mais il est rejeté pour sa différence. En fermant les yeux, il s’imagine dans un monde meilleur où les trisomiques vivent pleinement. Il est tantôt une star de cinéma, un sportif, un chercheur… À travers le fantasme de cet enfant, qui dans d’autres pays est une réalité, Issam Taachit “accuse” les conditions dans lesquelles vivent ces personnes en Algérie : aucune prise en charge à l’école, manque d’infrastructures décentes (mis à part quelques centres), aucune insertion sociale... En somme Human est une ode à ces personnes en difficulté dont leur innocence et leur douceur devraient être une belle leçon d’humanité.
L’amour peut-il rendre invincible ? Faire accomplir des miracles ? Dans Nice very nice d’El Kheyar Zidani, le réalisateur a posé sa caméra à La Casbah d’Alger pour raconter l’histoire de “Didou”. Un homme de 89 ans,  connu de tous dans le quartier, est d’un tempérament fougueux. Après le décès de son épouse, il décide de retaper sa “douéra” en sculptant les murs. Au bout de 42 ans de mariage, Didou parle de sa femme comme un adolescent, le regard doux et d’une voix cachant de la mélancolie, cet homme qui n’arrête pas de s’exclamer “Nice very nice” (bien, tout va bien !) semble souffrir de la disparition de cet être qu’il a chéri tout au long de son existence. “Elle était belle, intelligente, cultivée. J’ai appris beaucoup de choses grâce à mon épouse”, a-t-il confié à la caméra avec beaucoup de fierté. Très actif et d’un esprit vif, Didou continue son petit bonhomme de chemin en cultivant les vieux souvenirs de cet amour éternel. D’ailleurs, pour rendre hommage à son épouse, la maison est accessible aux touristes auxquels il fait découvrir ses mosaïques et les portraits de sa muse. Autre film présenté  Dihniz de Benabdallah Mohamed, un thriller psychologique où le héros se retrouve plongé dans des rêves interminables qui finissent à chaque fois par un drame. Ces cauchemars où il retrouve son ami “Massa”, révèle au fil de la trame un traumatisme refoulé. Cette première journée des courts-métrages en compétition était fort intéressante car le public a pu découvrir des histoires simples à travers des approches comiques, touchantes et réalistes de notre société !


H. M.


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