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A la une / Culture

Vingt artistes participent à l’exposition “Ikbal/Arrivées” à Paris

L’Algérie racontée par la photographie

©D. R.

Initiée dans le cadre de l’accord d’amitié et de coopération signé en 2003 entre Alger et Paris, cette exposition, qui se déroulera jusqu’au 4 novembre à la Cité internationale des arts, montre 425 clichés de vingt photographes algériens qui, à travers leurs œuvres, racontent leur société.

Le Musée national d’art moderne et contemporain d’Alger (Mama), l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel et la Cité internationale des arts de Paris organisent, jusqu’au 4 novembre prochain, une exposition intitulée “Ikbal/Arrivées : pour une nouvelle photographie algérienne” qui montre 425 clichés de vingt photographes algériens. Cet événement se tient dans le cadre de l’accord d’amitié et de coopération signé en 2003 entre la wilaya d’Alger et la mairie de Paris. Le commissaire de l’exposition, Bruno Boudjellal, d’origine algérienne, lui-même photographe plusieurs fois primé, se dit frappé par l’énergie et le dynamisme de ces jeunes artistes qui manifestent une envie forte de montrer, de dire, de raconter leur pays…Les sujets dont ils parlent sont multiples, ils vont du regard sur le social, la ville, le monde rural et à des sujets plus intimes ou poétiques. “C’est un précieux témoignage de la grande vitalité et de la richesse de ce courant photographique qui traverse le pays.” Les visiteurs de l’exposition découvrent les œuvres de Farouk Abbou, Yassine Belahsène, Lola Khalfa, Mehdi Boubekeur, Liasmine Fodhil, Sonia Merabet et d’autres photographes. Transvergence de Farouk Abbou, qui vit à Maghnia, évoque “une situation centrifuge, de recherche perpétuelle et d’inquiétude, qui permet de mieux comprendre la jeune génération d’aujourd’hui et son rapport à l’ancienne, ainsi que le fil qui les unit”, écrit-il. C’est par la poésie que Yassine Belahsène de Béjaïa enveloppe ses photographies : “Le temps s’étend, l’orage n’a duré qu’une nuit pourtant, et depuis, nous écoutons le silence.” Sous le titre Tag ala tags, Mehdi Boubekeur, artiste d’Alger, zoome sur les inscriptions qui fleurissent sur les murs de la ville et qui racontent le vécu des gens, leurs rêves et leurs peines. “Tag ala tags questionne la perception habituelle que l’on peut avoir du graffiti et propose de mettre en exergue la corrélation entre l’homme et sa trace”, déclare le photographe. Pour sa part, Liasmine Fodhil de Tizi Ouzou est à la recherche d’une Âme perdue, titre de sa série photographique. Pour elle, “la question qui devient récurrente est de savoir si, en quittant ce monde, elle (sa grand-mère décédée récemment) était satisfaite de la vie qu’elle avait menée en tant que femme”. Des clichés de Lola Khalfa, une artiste de Annaba, fuse un cri : “Dégoûtage” ! “C’est le mot que j’ai le plus entendu dans la bouche de ces jeunes… pour lesquels le temps ne coule jamais, mais s’infiltre comme une frustration constante en rapport avec un avenir incertain.” Ces jeunes photographes, comme pour témoigner de leur ancrage au cœur de la société algérienne, disent, avec des regards et des mots  forts, ce que ressentent leurs jeunes compatriotes. Sonia Merabet s’envole de sa Djelfa natale pour se projeter en Extraterrestre, 2014, Djanet, Algérie. Self-portraits, intitulé de sa participation : “Une insomnie, des rêves éveillés. Rêver de se fondre dans ce ciel sombre, être un corbeau, rêver de briller dans ce ciel éclatant, être une étoile, rêver de ne plus exister tel quel ; être humain… disparaître.” Ces artistes ont tous la particularité d’exprimer les choses, même les plus dures, avec beaucoup de poésie. Tous cherchent à exprimer La lumière de l’âme, titre Sihem Salhi de Constantine : “La lumière qu’on cherche est propre à nous… Elle est dans nos cœurs… C’est là qu’on trouve la vérité.” Alors, il n’est pas étonnant que les artistes la recherchent perpétuellement.

De Paris : Ali Bedrici


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