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Culture / Culture

Exposition “Regard d’un enfant” d’Ahmed Ben Youcef Stambouli

L’art né de l’innocence d’un chérubin

L’artiste peintre Ahmed Benyoucef Stambouli. © L. N. / Liberté

L’artiste peintre Ahmed Ben Youcef Stambouli s’est abreuvé à la fontaine de jouvence, d’où s’écoulent ses œuvres au caractère candide et abstrait qu’il crayonne avec l’âme de l’enfant qu’il n’a jamais cessé d’être.

L’ondée d’images qui s’irise dans l’eau cristalline de l’œil ou l’échantillon d’aquarelles que l’on ensile dans notre âme s’égrènent tôt ou tard à la surface d’une feuille à grain de Canson. Égarée à l’impasse de l’oubli, où s’engrangent nos livres de coloriage d’antan, l’image réapparaît au chant du coq pour s’éditer au hasard d’un gribouillis de l’enfant qui est en nous ! De l’enfant, ce roi qui régente l’espace innocent de la création à l’aide d’édiles royales qu’il dédicace de ses crayons de couleur éparpillés çà et là dans ses babillements. Donc, à tout propos, l’enfance, c’est également l’âge où le dessin éclot dans l’âme de l’enfant pour y prospérer à l’eau du feutre et jusqu’à ce qu’il soit ce médian mère-enfant lorsqu’il n’a pas encore l’usage de la parole. N’est-ce pas que l’humanité fut séduite par des auteurs de tous les siècles qui l’ont enjôlée avec l’esthétique de leur candeur ? Et à l’âge adulte, l’artiste peintre Ahmed Ben Youcef Stambouli s’est abreuvé à la fontaine de jouvence, d’où s’écoulent ses œuvres au caractère candide et abstrait qu’il crayonne avec l’âme de l’enfant qu’il n’a jamais cessé d’être, tant et si bien qu’il se dégage l’agréable avant-première impression que l’ancien directeur de l'annexe des Beaux-Arts de Mostaganem (1994-1995) a réussi dans l’édition des livres de coloriage que les adultes n’ont pas ! Certes, que Nul ne guérit de son enfance, chantait le défunt Jean Ferrat né Jean Tenenbaum (1930-2010), et s’il en est une preuve, celle-ci s’esquisse dans le jeu de la marelle des cours de récréation de l’école de notre enfance et La bicyclette que chantait feu Ivo Livi dit Yves Montand (1921-1991). Mieux, en ce lieu où l’étincelle de la passion se coalise avec la lumière, l’art se ligue aussi avec l’écriture urbaine, œuvre de la contestation juvénile, eu égard à la pluie de graffitis que l’auteur d'une stèle d’Amar Ali dit Ali la Pointe a compilé dans ses toiles. Sublimée ainsi au signe ou au dessin au sceau satirique et pour la plupart du temps caricatural, la littérature des graffitis est aussi ancienne que les signes d’“Aoucham”. D’où l’idée de l’enfant de Khemis Miliana (ex-Affreville) d’immortaliser le cri du mal-être sur les murs de la galerie Mohammed-Racim qui s’égaient ainsi de la citation de l’écrivain Sylvain Tesson : “Graffitis : les murs n'ont pas d'oreilles, mais une mémoire.”
Après cette œillade d’un “Regard d’enfant” à l’adresse du curieux de l’art, l’artiste Ahmed Ben Youcef Stambouli plante son chevalet à côté de l’arc-en-ciel des totems et des masques de l’Afrique mystérieuse qui envoûte la galerie d’art Mohammed-Racim. Autant d’arguments pour y aller de ce pas, où le “Regard d’un enfant” vous attend jusqu’au 26 juillet 2018.


Louhal Nourreddine

 


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