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A la une / Culture

“À la recherche du pouvoir perdu”, du marocain Mohamed Ahmed Bensouda

Le bourreau et sa victime

Dans la catégorie fiction en compétition officielle au Fiofa, le public a pu découvrir le long métrage du réalisateur marocain Mohamed Ahmed Bensouda, dans la soirée de samedi, à la salle Maghreb d’Oran. À la recherche du pouvoir perdu (2017, 1h30) raconte l’histoire d’un général marocain, marié à une ancienne chanteuse atteinte d’un cancer. Ce couple déchiré vivant dans une somptueuse villa dans un quartier chic n’a pour compagnie qu’une gouvernante, un jardinier et des soldats pour leur sécurité. Ce haut gradé qui passe son temps à regarder les infos (chute du régime de Saddam Hussein, par la suite, le commencement du “Printemps arabe”), et à jouer aux échecs, semble négliger sa priorité : son épouse Ilham (rôle campé par la comédienne Noufissa Morgane Benchehida).
Après la présentation de ces personnages complexes, le réalisateur nous renvoie au passé ; au commencement de cette histoire d’amour détruite par le comportement rigide et tyrannique du général (Azelaghab Kaghat). Plat et parfois ennuyeux, ce long métrage a du mal à accrocher pour ses lenteurs. La trame tourne autour du pot (dispute, partie de jeu d’échecs, télé…), et ces redondances deviennent un vrai supplice. Dans son film, Bensouda se perd dans sa narration, et il a du mal à mettre en relief sa pensée. Malgré la maladie, l’oppression vécue par cette femme, on reste froid, on ne ressent aucune empathie pour les personnages : l’épouse maltraitée, la gouvernante qui éprouve un amour non partagé avec son général… Par ailleurs, À la recherche du pouvoir perdu mérite d’être encouragé, car le réalisateur a évoqué les maux qui touchent les sociétés arabes, et ce qui a amené toutes ces révolutions. Parmi ces problèmes majeurs : le détachement du pouvoir du peuple. En épousant cette femme qu’il désirait, le général se transforme au bout de quelque temps en un autre homme pour exercer sa dictature sur Ilham. Il ne l’écoute pas, il ne se soucie guère de ses problèmes ; la seule chose dont il se préoccupe est sa réputation (se référant à un pays droit et sans faille). Mais par la force du destin, finira-t-il par faire partie du peuple ? À rappeler que la journée d’hier a été marquée par la projection des 10 courts métrages en lice pour le Wihr d’or, ainsi que de l’avant-première nationale du dernier Merzak Allouache Enquête au paradis, qui participe en compétition officielle dans la catégorie documentaire.


H. M.

 


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