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A LA UNE / Culture

Mourad Chouihi, directeur du CNCA

“Le ciné-club est ouvert à tous les réalisateurs”

Mourad Chouihi (à gauche) et Ahmed Rachedi. ©D. R.

Dans le cadre de l’inauguration du ciné-club des cinéastes du CNCA, Ahmed Rachedi était l’invité de cette première rencontre où il a présenté son film L’aube des damnés devant de nombreux étudiants.

Initié par le CNCA (Centre national du cinéma et de l’audiovisuel), un ciné-club des cinéastes vient de naître à Alger, où seront projetés mensuellement des classiques du 7e art algérien. L’invité de la première rencontre était Ahmed Rachedi, qui a présenté son film L’aube des damnés (1965). Cet évènement qui a réuni la “famille du cinéma”, notamment des producteurs, des réalisateurs et des comédiens, a été également ponctué de la présence de nombreux étudiants de l’Ismas et de l’école de journalisme. D’ailleurs, la salle était trop exiguë pour contenir tous les invités. En marge de la projection, Mourad Chouihi, directeur du CNCA, est revenu sur les objectifs de son établissement qui s’emploie à faire renouer le public avec les salles obscures.
“Nous voulions créer une activité spécifique au centre, et suite à la restauration de la salle qui a été équipée de nouveaux moyens techniques, nous avons décidé de créer un club ouvert aux professionnels du cinéma”, a-t-il expliqué. Selon le responsable, les films qui seront présentés font partie des œuvres qui viennent d’être restaurées et numérisées. À ce sujet, il a précisé que “le programme tracé pour ce club est la présentation des douze films numérisés, et ce, en faisant participer les réalisateurs ayant marqué le cinéma algérien”. Et de conclure : “Certes nous projetterons les films en notre possession, mais les jeunes réalisateurs peuvent proposer leurs productions, car le centre est ouvert à tous.” Outre les projections, cette institution abritera des conférences et des rencontres inscrites autour du 7e art, notamment sur la relation entre le cinéma et le théâtre, l’écriture scénaristique…
Pour sa part, Ahmed Rachedi a indiqué à propos de l’inauguration du ciné-club que “cette initiative permettra de réconcilier le public avec le cinéma”.
Dans son intervention, le réalisateur a rappelé qu’en Algérie “il y avait pas moins de 1000 ciné-pop, où étaient projetés tous les films de l’époque”.
Tout en regrettant : “Dommage que cela ne soit plus le cas aujourd’hui !” Il a par ailleurs insisté sur le fait qu’un ciné-club est important, car il “permet aux spectateurs de débattre avec les réalisateurs, les scénaristes et les comédiens… Les débats donnent à réfléchir et apportent une autre lecture du film au public. Dans d’autres pays, la plupart des cinéastes sont issus des ciné-club, c’est une formation pour la compréhension du langage cinématographique”.
Il a par ailleurs souhaité que ce genre d’activités s’élargisse à travers tout le pays.

H. M.


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