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Culture / Culture

Le documentaire “Vote Off” de Fayçal Hammoum devait participer aux 14es RCB

Le ministère de la Culture refuse de délivrer une autorisation de projection

Le ministère de la Culture a refusé de délivrer un visa d’exploitation pour le documentaire Vote Off de Fayçal Hammoum, produit par Thala Films. Cette œuvre de 81 minutes devait être projetée dans le cadre des 14es Rencontres cinématographiques de Béjaïa qui se tiennent depuis le 3 septembre à la cinémathèque de la ville. Dans un communiqué reçu par l’association Project Heurt’s, organisatrice de l’événement, il est indiqué que ce documentaire programmé pour la séance d’aujourd’hui, à 17h, "n’a pas reçu de visa culturel pour sa projection. Contrainte par la loi n°11-03 du 17 février 2011, relative à la cinématographie décret 16-276, l’association se voit dans l’obligation d’annuler la projection du film". À noter que sur les 27 films (longs et courts métrages et documentaires) programmés pour cette édition, seulement Vote Off se voit refuser le "billet" pour ces escales cinématographiques. Suite à cette annonce, les internautes se sont enflammés sur les réseaux sociaux en clamant que ce refus par le ministère est une "atteinte aux libertés" et une "censure injustifiée". Car, ce documentaire suit la jeunesse algérienne pendant le mois qui précède les élections de 2014. Une jeunesse active, mais qui n’a jamais voté, peut-on lire dans le synopsis. D’ailleurs, le réalisateur Fayçal Hammoum a publié une lettre sur sa page facebook, en soulignant à propos de ce refus que “c’est un cas flagrant de censure !” Tout en ajoutant : “Ce bras de fer constant avec le ministère de mon pays et autres autorités suprêmes de la culture commence à me fatiguer. Et je suis fatigué d’avance de devoir demander grâce pour un film condamné à mort par la censure.” Au sujet de son film, il raconte : “C’est un voyage électoral ou plutôt une balade où se côtoient le doute, la peur, l’espoir. À la manière d’un facteur, je suis allé faire du porte-à-porte ; j’ai passé du temps avec des amis et j’en ai rencontré de nouveaux.” Et de conclure : “Au-delà des parcours individuels de mes personnages, qui sont au centre du projet, j’ai aussi fait ce film pour une raison simple et sans doute un peu naïve : je veux croire que l’Algérie peut et doit devenir aussi démocratique que possible.” À noter que l’association Project Heurt’s, particulièrement attachée aux valeurs de la démocratie et de la liberté d’expression et de création, a décidé d’ouvrir un débat sur la loi du cinéma et sur la liberté de création en Algérie, aujourd’hui à 17h, à la cinémathèque de Béjaïa, en présence du réalisateur et du producteur.

H. M.


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