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Culture / Culture

Projection de “Jean Ziegler, l’optimisme de la volonté” à l’ouverture du FICA

Le parcours d’un homme “politique” atypique

© D.R.

La soirée d’ouverture du 8e Festival international du cinéma d’Alger a été marquée par la projection de Jean Ziegler, l’optimisme de la volonté, de Nicolas Wadimoff. Un documentaire qui retrace le parcours d’un homme, qui durant toute sa vie a combattu les injustices, le pouvoir des oligarchies capitalistes et les responsables de la faim dans le monde.

L’une des manifestations cinématographiques des plus intéressantes et puissantes pour son contenu a été ouverte dans la soirée de vendredi à la salle El-Mouggar. Cet événement n’est autre que le Fica (Festival international du cinéma d’Alger). Dédié au film engagé, au fil des années, il s’est imposé sur la scène culturelle pour sa programmation pertinente, qui met en exergue des productions sur les maux des sociétés d’aujourd’hui. À ce propos, la commissaire du Fica, Zehira Yahi, dans son allocution, a indiqué que “le cinéma a ce pouvoir de susciter sur une vaste échelle la rencontre, l’échange et le partage. Ce festival est dédié au film engagé, et quand nous parlons de films engagés nous pensons tout simplement au bon cinéma”. Et de poursuivre : “Car au-delà des idéaux et bien loin de toute propagande, tout film de qualité porteur de sincérité dans son contenu, porteur d’art dans ses formes, saura exprimer la condition humaine dans ses peines, ses douleurs comme dans ses joies et ses espoirs.” Selon la commissaire, pour cette 8e édition qui se déroulera jusqu’au 8 décembre à la salle El-Mouggar, “nous avons élaboré des films de qualité, récents, étonnants, et pour la plupart marquants”. D’ailleurs, pour cette première soirée, le public fort nombreux a pu assister à la projection du documentaire en hors compétition Jean Ziegler, l’optimisme de la volonté (Suisse, 2017, 92 mn) de Nicolas Wadimoff. Présent en Algérie pour cet événement, le réalisateur a indiqué avoir réalisé ce film, car “je connais Ziegler depuis de nombreuses années, j’ai suivi des cours et des séminaires de lui, avant de décider d’arrêter mes études en sciences politiques pour suivre des études de cinéma au Canada”. Et d’ajouter : “En 1985, avant la chute du mur de Berlin, il avait tenu un discours qui m’a vraiment marqué et qui m’a donné aussi l’envie de raconter cette période et de raconter ses combats. Jean Ziegler a beaucoup d’admirateurs dans le monde, il a une pensée très forte, très déterminée, qui ne laisse pas beaucoup de place à la nuance, et c’est ce qui fait sa force aussi”. Dans ce documentaire, nous avons pu découvrir un personnage atypique, au franc-parler, qui n’hésite pas à dire les choses, même celles qui fâchent, en utilisant l’humour et la dérision. Tout au long des 92 mn, le spectateur voyage avec Jean Ziegler entre Cuba, New York et la Suisse. Rapporteur spécial auprès de l’ONU sur la question du droit à l’alimentation dans le monde, et par la suite membre du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme des Nations unies, il est également auteur de plusieurs ouvrages, et est connu, entre autres, pour son militantisme et son combat contre les injustices, le pouvoir des oligarchies capitalistes et les responsables de la faim dans le monde. Il est connu pour avoir dit “un enfant qui meurt de faim dans le monde est un enfant assassiné”. Sa lutte a réellement commencé suite à sa rencontre avec Che Guevara en 1964. Dans le film, Ziegler raconte avoir demandé au Che s’il pouvait l’accompagner. Mais il m’a répondu : “Tu dois rester en Suisse pour lutter depuis le cerveau du monstre capitaliste.” Dans Jean Ziegler, l’optimisme de la volonté, le réalisateur dresse le portrait d’un homme qui, à 83 ans, est toujours fidèle à ses principes et combats. Mais qui, notamment, fait face au changement de la vision des nouvelles générations qui souffrent du système imposé jusqu’à présent. Pour rappel, cette 8e édition du Fica verra la projection de 18 films (9 fiction, 9 docs) en compétition officielle, des tables rondes et conférences avec un panel et des intervenants de très haute facture, ainsi qu’une nouveauté “Fenêtre sur courts” qui propose six courts métrages de réalisateurs engagés et talentueux. À noter que l’accès aux projections est gratuit, et il y aura quotidiennement une rediffusion à la Cinémathèque d’Alger.    


Hana Menasria

 


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