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Culture / Culture

VILLAGE INTERNATIONAL AU FESTIVAL DE CANNES

Le pavillon algérien : activité quasi inexistante

Le village international est l’un des lieux les plus fréquentés du Festival de Cannes. On y trouve des pavillons à travers lesquels les pays assurent la promotion de leurs cinéma et lieux de tournages. Aussi, parfois cela prend des accents touristiques. Chaque exposant vise à investir cet espace et à atteindre des objectifs spécifiques, mais pour certains, on se demande si cela ne frise pas le ridicule.
La présence dans le village international peut répondre à plusieurs objectifs : promotion de nouveaux films, accompagner les professionnels qui participent aux festivals, promouvoir les lieux de tournage, promotion touristique, voire même signer une présence politique. La nouveauté de cette année réside dans la disparition des stands des Émirats et du Qatar qui ont l’habitude de verser dans l’opulence qui rime souvent avec l’arrogance sur la Croisette. Cela est une conséquence directe de l’arrêt des festivals de Dubaï et d’Abu Dhabi, et la réduction de la taille de Doha Film Institute. Après presque 10 ans d’opulence et d’arrogance, les piètres résultats obtenus ont certainement conduit les bailleurs de fonds à arrêter les dégâts.
Cette disparition a coïncidé avec l’arrivée de l’Arabie Saoudite et de la Palestine avec des stands qui n’ont pas laissé les festivaliers indifférents. Le premier, gigantesque, à cause de sa campagne médiatique qui miroite mille et une opportunités aux professionnels. Mais en réalité, le marché est déjà sous l’emprise des sociétés américaines dont Imax qui a signé un accord de coopération. Force est de constater que le stand saoudien avec l’euphorie qu’il dégage rappelle les débuts du Festival de Dubaï. C’est à se demander si le scénario n’allait pas se répéter.
La Palestine, grâce à une solidarité internationale, le pavillon n’a pas désempli. Cette présence à Cannes revêt un double sens, à savoir symbolique et professionnel. Outre le fait que cette plateforme permet la dynamisation du cinéma palestinien, il était important de donner une visibilité cannoise à un peuple à qui on refuse le droit d’avoir un État libre.
De son côté, comme chaque année, l’Algérie s’est offert son pavillon. Contrairement au Maroc et à la Tunisie qui sont présents dans des compétitions et ont des services à vendre, l’activité du pavillon algérien est restée presque inexistante au point de questionner l’utilité d’une telle présence. Certains réalisateurs se sont même plaints d’un manque de soutien. Mais les responsables voient les choses différemment. Pour eux, l’existence du pavillon favorise les rencontres avec partenaires, assure une communication autour des films algériens, promeut le pays comme lieu de tournage et accompagne de jeunes réalisateurs qui sont présents dans le short-corner qui par ailleurs accepte presque tous les courts inscrits moyennant une somme de 100 euros environ. Ces arguments peinent à convaincre les Algériens présents à Cannes. D’ailleurs, les personnes rencontrées n’ont pas caché leur scepticisme et leur désolation. Une désolation partagée par quelques badauds qui rôdent autour du pavillon.

De Cannes : Tahar Houchi


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1 réactions
Brahms le 19/05/2018 à 9h15

Le pays n'est pas aux normes dans beaucoup de domaines donc c'est logique que les touristes ne viennent pas vers le pavillon algérien. Le pays reste sous développé donc les badauds, touristes ou autres refusent de venir. Que voulez vous apprendre de gens qui n'arrivent pas à développer leur pays ? Rien donc une image négative et les gens tournent les talons. On ne peut pas copier des concepts car ne marche jamais.

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