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Culture / Culture

Samuel Sangwa, directeur régional de la CISAC

“Le poids de l’Algérie dans le continent est important”

Samuel Sangwa. © D.R.

Le directeur régional Afrique de la Cisac (Confédération internationale des sociétés d'auteurs et compositeurs), Samuel Sangwa, était présent au Congrès mondial des auteurs de l’audiovisuel, qui se tient à Alger depuis hier. Interrogé par la presse en marge de sa conférence, il est revenu sur l’apport de la Cisac, le rôle important de l’Algérie dans le domaine des droits d’auteur et le prix Myriam-Makeba. “La Cisac permet non seulement de fédérer les sociétés, mais aussi de les accompagner dans l’identification des défis, et ce, dans le cadre législatif, opérationnel, de la mise en place du système et du lobbying, pour que ces sociétés deviennent beaucoup plus efficaces”, a indiqué Samuel Sangwa quant à l’adhésion à cette organisation internationale. Tout en expliquant : “Le rôle d’une société de gestion collective de droits d’auteur, c’est de protéger les intérêts des membres et la Cisac aide les sociétés à devenir beaucoup plus efficaces dans cette mission qui est de percevoir, de redistribuer et de répartir les redevances (royalties).” Selon le directeur régional, la Cisac met à disposition des outils qui permettent “l’identification des œuvres, une expertise juridique, notamment le droit à une rémunération équitable pour les réalisateurs et les scénaristes”. Au sujet du lobbying, la confédération permet, entre autres, “d’aller vers les acteurs politiques, leur expliquer les enjeux, et ce, tout en faisant appel à leur participation et contribution pour changer les législations afin de mieux protéger les droits d’auteur”.
Concernant, l’Onda qui est membre du conseil administratif, M. Sangwa a souligné à ce sujet : “L’Algérie est un pays pilier pour le comité africain (composé de 37 sociétés, ndlr) de la Cisac. Il est important d’avoir des modèles de pays qui ont capitalisé sur leur expérience une certaine expertise dans la gestion des droits, et qui permettent aux autres pays du continent de s’en inspirer.” À ce propos, il a cité l’exemple de la rémunération pour copie privée et qui connaît “un vrai succès en Afrique. Et l’Algérie est le pionnier de la rémunération de la copie privée”. Selon l’orateur, en Algérie le système est “quasiment parfait en terme de loi pour copie privée et la répartition auprès des créateurs”. “Le poids de l’Algérie sur le continent africain est important. L’accompagnement du gouvernement algérien dans l’organisation du salon de la créativité, qui devient un salon majeur dans le continent fait que l’Algérie est un partenaire incontournable”, a-t-il soutenu.
Enfin, pour le prix Myriam-Makeba, dont les membres du jury seront révélés ce soir lors de l’ouverture du 4e Salon de la créativité,
M. Sangwa a signalé que “ce prix nous permet d’envoyer un signal très fort à l’ensemble des créateurs. Il a permis d’attirer l’attention sur l’apport culturel de l’Afrique”. Tout en concluant :  “Nous n’avons pas besoin d’aller créer en Europe. On crée en Afrique, et les créateurs sur le continent doivent être célébrés car ils enrichissent nos sociétés.”


H. M.


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