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A la une / Culture

SON COURT-MÉTRAGE A ÉTÉ PRIMÉ CINQ FOIS

Le réalisateur Mohamed Yargui honoré à Béjaïa

Le cinéaste Mohamed Yargui. © D.R.

Le réalisateur, déjà récompensé à de nombreuses reprises pour son œuvre Je te promets, a été honoré, dimanche dernier, dans sa ville natale à Béjaia, à l’occasion du 15e Festival de la chanson amazighe.
Un nouveau prix en Irak. 1er prix. Meilleur film du Festival international Wassit (2e édition). Un prix, qui a coïncidé avec l’hommage que lui a rendu, dans la soirée de dimanche dernier, l’APC via le comité des fêtes, à l’occasion de la 15e édition du Festival de la chanson amazighe. Mohamed Yargui était ému jusqu’aux larmes. “Je suis très heureux d’être honoré chez moi ; je ne trouve pas les mots pour décrire ma joie d'être honoré dans ma ville au milieu de ma famille et de mes amis”, a-t-il déclaré. Et de poursuivre : “Je suis doublement honoré par la présence du grand Djamel Allem, qui en dépit de sa maladie a tenu à être présent alors qu’il m'avait déjà honoré par sa participation dans mon film. Un grand merci, cher Djamel.”
Il a aussi été honoré par la présence du grand réalisateur Moussa Haddad, qui a fait le déplacement depuis Alger pour assister à cet hommage, couronnant un travail, qui ne cesse d’être primé et d’être apprécié à travers le monde malgré l’absence de moyens du jeune réalisateur. Son film Je te promets avait reçu, la veille de l’hommage, le 1er Prix du meilleur film du Festival international Wassit en Irak, qui en est à sa deuxième édition. “Je le reçois au moment où ma commune m’honore. J’avoue que c’est le meilleur prix que je puisse espérer. Quand on est reconnu chez soi, c’est la meilleure consécration, assurément. Ça m’encourage à persévérer”, nous a confié en aparté Mohamed Yargui. Toutefois, la consécration en dehors de sa ville, sa wilaya et de son pays, l’encourage encore plus. “Le fait que ton film soit reconnu par d’autres cultures, d’autres publics, forcément ça aide.” À Madagascar, une jeune fille est venue le voir après la projection pour lui dire ceci : “Je me reconnais dans votre personnage.” Et Mohamed Yargui, très touché par ces mots, lui a répondu spontanément : “Vous savez, vous venez de me décerner mon prix.” Il n’en revenait pas : “C’est l’océan indien, une autre culture, et elle a été touchée par mon film”, a-t-il confié.
Son film, interprété en kabyle, traduit et tourné essentiellement à Bougie, a touché des gens en Irak, en Égypte, et a eu un bon écho, confiera-t-il. “J’ai été assailli de questions. Une œuvre cinématographique, quand elle arrive à toucher le public, c’est la consécration.” Et d’ajouter : “Et à travers cette œuvre, c’est notre culture que l’on exporte, que l’on confronte à d’autres cultures et à d’autres regards.” Cet aspect n’a d’ailleurs pas échappé à la critique, globalement favorable, assurera Mohamed Yargui. En Égypte, la critique Oula Chaffaï a écrit que le film est d’une “sensibilité et d’une douceur ; la structure narrative est tissée telle une dentelle.” N’est-ce pas un bel hommage à cette œuvre, qui a d’abord séduit le public béjaoui lorsqu’elle a été projetée lors des dernières journées cinématographiques. Il a eu le même effet à Tizi Ouzou. Tout le monde a été sensible au va-et-vient que le réalisateur a effectué du présent vers le passé et vice-versa. Chaque temps avec son éclairage et son ambiance. Pour rappel, le film de Mohamed Yargui a obtenu l’Olivier d’Or au Festival du film amazigh de Tizi Ouzou ; le Zébu d’Or aux Rencontres du film documentaire de Madagascar ; le Label Fepaci (Fédération internationale des cinéastes africains). Un label qui lui ouvre accès à 20 festivals sans présélection et sans frais de participation. Il a eu le Wihr d’Or au Festival d’Oran, et, dernièrement, la Mention spéciale au festival de Nouakchott en Mauritanie. Il est sélectionné au Festival méditerranéen de Tanger en octobre prochain. À La même période, il participera au Festival Slimani en Irak, qui se déroule dans une région kurde à la lisière de l’Iran. Bon vent l’artiste…


M. Ouyougoute

 


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