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Culture / Culture

Organisé dans le cadre du centenaire de la naissance de l’illustre écrivain Mouloud Mammeri

Le rideau est tombé sur la 7e édition du Salon du livre de Tizi-Gheniff

7e édition du Salon du livre à Tizi-Gheniff. ©O. Ghilès / Liberté

Pour la clôture, Youcef Merahi, Hamid Bilek et Hacène Helouane ont animé une conférence sous le thème “Centenaire de la naissance de Mouloud Mammeri”, tout en revenant sur “la décision tardive” de consacrer le 12 janvier jour férié.

Le rideau est tombé, samedi dernier, sur la 7e édition du Salon du livre de Tizi-Gheniff, et ce, après quatre jours d’intenses activités culturelles. Pour la clôture, le comité d’organisation a programmé une conférence sous le thème “Centenaire de la naissance de Mouloud Mammeri” qui a été animée par l’écrivain-journaliste Youcef Merahi, l’archéologue Hamid Bilek et le professeur d’université, Hacène Helouane. Devant une assistance nombreuse, les trois conférenciers sont revenus sur l’œuvre considérable de l’illustre “Amusnaw”,son engagement et son combat pour le recouvrement de l’identité amazighe dans toutes ses dimensions (langue, culture, patrimoine). Et comme cette journée de clôture du Salon a coïncidé avec l’annonce de la proclamation officielle de Yennayer, premier jour du calendrier amazigh (12 janvier), journée chômée et payée, les trois intervenants se sont exprimés sur la portée de cette décision, bien que celle-ci fût un peu tardive. Youcef Merahi a axé sa communication sur Yennayer en déclarant qu’“après tant d’années de lutte et de combat, Yennayer vient d’être proclamé officiellement journée chômée et payée. J’ai tempéré un peu la chose parce que ce n’est pas par pessimisme et  je ne fais pas aussi dans le rabat-joie. Cette annonce a soulevé un goût de cendre dans ma bouche”. Et à l’orateur de poser un tas de questions : “Pourquoi pas en 1999 ? Pourquoi pas en 2000 ? On  aurait fait l’économie de plusieurs vies humaines, notamment les victimes du printemps noir. Pourquoi pas avant  et on aurait gagné beaucoup de temps ?” Il est temps, a-t-il estimé, que nos gouvernants se mettent dans l’idée que tamazight est une dimension historique, identitaire et nationale et qu’elle est incontournable. De son côté, Hacène Halouane a orienté son intervention sur la dimension pluridimensionnelle de Mouloud Mammeri l’homme de lettres, le chercheur, l’anthropologue et le linguiste tout à la fois. “Durant toute sa vie, il avait cette constance dans son combat  pour la réhabilitation de l’homme, de l’Amazigh, de l’Algérien, par  son identité, sa culture et sa langue. Enfin, les tenants du pouvoir se mettent  au diapason du peuple parce que cette fête a été célébrée de tout temps par les Amazighs. Qu’on sache optimiser la chose et en tirer le meilleur”, a-t-il souligné. Pour sa part, Hamid Bilek a établi un parallèle entre deux géants dans la lutte pour la reconnaissance de cette identité millénaire du peuple algérien et ce en évoquant Saïd Boulifa et Mouloud Mammeri. “Il y a de grandes similitudes dans leur démarche culturaliste bien qu’il y ait entre eux 60 ans de différence d’âge, et ils avaient compris qu’il fallait mener ce combat pour la valorisation de tamazight. Ils étaient deux hommes de lettres, deux linguistes de renom qui avaient baigné dans la littérature française ce qui leur a permis d’avancer dans leurs travaux” dira Halouane tout en précisant que “les deux hommes avaient aussi mis en valeur l’œuvre colossale du grand poète Si Mohand U M’hend comme ils avaient participé aux débats sociétaux, chacun dans son époque, notamment sur la condition de la femme kabyle”. Et à propos de l’officialisation de Yennayer, il dira : “Il vaut mieux voir la bouteille à moitié pleine qu’à moitié vide car l'essentiel est que Yennayer soit enfin reconnu officiellement par l’État algérien”.
Enfin, le comité a rendu un vibrant hommage à huit enseignants de la région partis en retraite depuis des années mais totalement oubliés par leur tutelle, ce qui a comblé d’aise ces valeureux enseignants d’autant plus qu’une grande partie du public présent était constituée de leurs anciens élèves.

O. Ghilès


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1 réactions
Argaz le 02/01/2018 à 18h45

Suis-je en droit d'admettre qu'un nouvel environnement est en pleine mutation dans notre pays? Forcément oui, la preuve en est, cette bourgade de Tizi-Ghenif qui bouscule son ronronnement quotidien pour s'offrir le luxe d'abriter la 7e édition du Livre. Un fait réjouissant à juste titre. Une meilleure manière d'augurer la nouvelle année 2018 me diriez-vous.

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