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Culture / Culture

Mohamed Atbi, invité de l’agora du livre

“Le soufisme n’est que la lumière de l’authentique islam”

L’auteur lors de la rencontre. © Louhal /Liberté

Lors de cet après-midi littéraire tenu mardi à la librairie Media Book, le philosophe et théologien Atbi Mohamed est revenu sur les diverses controverses autour du soufisme.

L’auditoire de l’agora du livre de la librairie Media Book de l’Enag s’est enrichi de l’éloge du soufisme qu’a prêché l’écrivain Atbi Mohamed, mardi. 
L’auteur du 1er Novembre dans la Mitidja (1983) a déclaré en guise de préface : “Ce rendez-vous littéraire se veut une première rencontre placée sous le signe de la spiritualité afin qu’on aille tous sur la voie tracée par le soufisme où la lumière guide nos pas vers Dieu ! Vers la perfection et vers la beauté suprême qui ne peuvent être symbolisées que par Dieu.” Et d’ajouter : “Donc, qu’il n’en déplaise aux faux dévots, Dieu est un et la beauté est une, eu égard à ce que nous avons l’habitude d’entendre : Allah est Beau et Il aime la beauté.” 
Seulement, de nos jours, il est malaisé d’évoquer le soufisme face aux faux dévots de la mouvance salafo-wahhabite. Et pour cause, ces imposteurs censurent ainsi la réalité du soufisme et ensevelissent sa beauté sous le voile de l’intolérance et de la terreur en dépit qu’il est dit : “Et ne tuez pas la vie qu’Allah a rendu sacrée”, a déclaré l’essayiste Atbi Mohamed. 
À noter que l’orateur a puisé l’essentiel de son sermon de l’ouvrage Les maladies, les vices de l’âme humaine et leurs remèdes du maître soufi Abdelrahman as-Sulamî (937-1021) où “l’évidence du soufisme et ses tarîqat rahmaniya et qadiriya sont claires et sont lumineusement éclaircies dans le hadith : Tu adores Dieu comme si tu Le voyais, car certes si tu ne Le vois pas, Lui te voit”, a-t-il déclaré en guise d’introduction aux controverses qui entourent à dessein le soufisme. Au demeurant, l’après-midi littéraire n’est en réalité que ce dialogue entre l’auteur et l’auditoire que l’on n’a plus sur la place d’Alger. “N'entrera pas au Paradis quiconque a le poids d'un atome d'orgueil dans son cœur. L'orgueil c'est de refuser la vérité et de regarder de haut les gens”, a dit l’auteur de Quêtes d'utopie. 
D’où le prélude du tribun qui a auguré d’un débat passionnel. “L’oppression envers le soufisme s’exerce par d’obscurs cercles qui font du mieux qu’ils peuvent pour qu’il ne se vulgarise pas dans les cœurs et les esprits, car il y a péril en la demeure du wahhabisme. À ce propos, il y a tartuferie pour que les gens ne sachent pas que le soufisme est la lumière de l’authentique islam de nos parents”, a ajouté ce responsable de collections à la librairie de philosophie et de soufisme. 
Féroce lorsqu’il s’agit de la préservation de leurs intérêts, la caste d’idéologues “frériste” et salafiste fait œuvre de diablerie dans l’optique de perpétuer l’hégémonie, voire la mainmise sur l’islam porteur de peur, alors qu’“il n’y a pas de contrainte en religion !”, a tenu à préciser le conférencier qui préconise l’abolition du budgétivore ministère des Affaires religieuses et des Waqfs. À ce titre, “la caste du parjure a les moyens de ses stratagèmes, dont l’argent, l’édition, le web et le financement de lieux de culte pour contrecarrer le soufisme. Quant à nous, restons fidèles à nos saints et à nos traditions qui demeurent scellés à l’islam de nos parents, source de tolérance où le vivre-ensemble n’est pas un slogan creux”. 
En guise de conclusion, Mohamed Atbi a déclaré : “Le tassaouf (soufisme) n’est que l'élévation spirituelle de l'âme, surtout par ces temps où l’islam est l’objet de tourments qu’a causé l’illusionnisme d’esbroufeurs de tout acabit. D’où l’optique de la quête de l’amour pour Dieu et le choix d’aller vers l’autre quelles que soient nos différences. Ce n’est qu’à l’effusion du savoir que l’on abolira enfin l’ignorance et accéder ainsi au vivre dans la paix et la fraternité.”


Louhal Nourreddine


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