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Culture / Culture

Mouloud Fartouni, SG de l’UNEA à Tamanrasset, à “Liberté”

“L’écrivain du Sud ne souffre d’aucune forme de marginalisation”

Mouloud Fartouni ©Kareche/Liberté

Pour Mouloud Fartouni, SG de la section locale de l’Union nationale des écrivains algériens, il y a beaucoup de choses à écrire sur cette région qui attendrit les cœurs les plus endurcis, mais les écrivains de Tamanrasset se heurtent à des difficultés multiformes en l’absence d’intérêt et d’attention de la part des responsables concernés.
M. Fartouni, également écrivain, cadre à la direction locale de la culture et commissaire du Festival national de la chanson et la musique amazighes, n’y est pas allé avec le dos de la cuiller quant aux problèmes vécus quotidiennement par les écrivains, notamment les poètes en herbe qui se font l’écho d’une malédiction littéraire dans cette wilaya qui est en manque de moyens leur laissant espérer se propulser au-delà de la géographie saharienne.

Liberté : Pour commencer, pouvez-vous  nous faire part des obstacles rencontrés par les écrivains de cette wilaya du Grand-Sud?    
Mouloud Fartouni :
Laissez-moi vous dire que le premier obstacle sur lequel bute l’écrivain du Sud est la géographie qui l’a bien guidé loin des centres de l’action culturelle. Bien que les nouveaux moyens de communication aient permis de rejeter ce prétexte, l’écrivain, céans, se morfond dans une myriade de problèmes spécifiques à cet éloignement et à la situation géographique de la wilaya.
L'absence d’une imprimerie, le coût élevé de l'impression et les conditions draconiennes à la limite de l’exagération de certaines maisons d'édition, en rajoutent une couche, à la situation des gens de lettres qui se prélassent dans l’incertitude.

La création d’une imprimerie pourrait-elle résoudre ces problèmes, du moins une partie ?
Je ne pense pas. Il faut savoir que le problème de l’imprimerie ne concerne pas uniquement Tamanrasset. Beaucoup de wilayas en souffrent  actuellement. Le véritable écueil réside dans l’absence  de cette culture d’édition et d’impression chez nos écrivains, encore moins chez les associations et les organisations officielles qui activent dans le domaine culturel.  

L’UNEA a-t-elle pensé à faire un recensement des écrivains du Sud à l’effet de les promouvoir ?
C’est l’objectif premier de notre union qui œuvre à recenser tous les écrivains de la région à travers leurs cartes d’adhésion. Une démarche qui a, faut-il le rappeler, été amorcée au début des années 1990 avec les clubs culturels. Depuis l’installation de la section de l’UNEA à Tamanrasset en mars 2016, nous nous employons à la valorisation de ce potentiel afin de rendre à l’écrivain toutes ses lettres de noblesse.   

Certains écrivains de la wilaya crient à la marginalisation, qu’en pensez-vous ?
À mon humble avis, l’écrivain du Sud ne souffre d’aucune forme de marginalisation. Cette sensation est souvent provoquée par le manque d’interactivités culturelles et les participations limitées des écrivains de la région aux différentes manifestations littéraires et artistiques organisées en Algérie, à l’exception des amateurs du 4e art qui ont, à maintes reprises, gagné leur pari malgré le manque de moyens et leur lot de problèmes.                                

Entretien réalisé par : Rabah KARECHE 


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