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A la une / Culture

L’artiste calligraphe Saliha Khelifi expose à la galerie Asselah-Hocine

L’enluminure de feu, une enseigne de l’espoir

L’artiste Saliha Khelifi © Louhal/Liberté

Cette exposition fort originale, organisée par l’établissement Arts et Culture, se déroulera jusqu’au 4 août prochain à Alger.

L’expo de Saliha Khelifi à la galerie Asselah-Hocine est une source de chaleur qui s’exhale sans doute du kanoun qui a bercé son enfance, lorsqu’elle admirait, à partir du plateau de sa taddart à Akbou (Béjaïa), la lumière rougeoyante du soleil couchant. Forte d’un tempérament de feu qu’elle a hérité de sa vallée de l’héroïque Soummam, l’auteure conférencière sur les symboles berbères à travers le nord-africain va au feu comme d’autres vont à l’usine ou au bureau ! Non qu’elle y va pour l’attiser ! Que nenni ! Mais au contraire, pour l’humaniser et l’adoucir à l’encre de l’art, où elle trempe sa plume pour calligraphier nos valeurs humaines, dont Le dialogue, L’entente et Le pardon. Outre ces qualités morales en net déclin, l’artiste se focalise aussi sur L’amour pour autrui. C’est donc la preuve qu’elle n’est pas “pyrowoman” pour un sou, la Saliha Khelifi qui n’emprunte qu’une braise au feu, comme d’autres y allument une cigarette à la lueur d’une bougie. Seulement, à ses moments de coups de gueule, l’auteure du premier timbre-poste de Yennayer dresse son chevalet et sort ses pinceaux comme d’autres sortent leur “feu” (révolvers) pour crier à la face de La terre, sa soif de “sagesse”, de “paix” et de… “justice”. C’est dire que la plume qui a crayonné l’œuvre de musique du terroir de feu Mohamed Iguerbouchene (1907-1966) est féconde, donc créative dès le premier jet d’enluminure qui paraît aussi robuste face à l’adversité de l’obscurantisme. Alors quoi de mieux que “l’espoir” à opposer face à cette calamité qui se nourrit dans la tanière de l’ignorance et de l’interdit. “Les grands diseurs ne sont pas les grands faiseurs !” qu’elle dit notre interlocutrice. Fille d’un père pédagogue, Saliha Khelifi s’en est allée sur l’itinéraire de son paternel pour y prodiguer, durant seize ans, le savoir ! À l’issue d’un laps de temps où l’artiste fut couronnée le 19 juin 1986 de l’aura du 1er prix de la meilleure enseignante d’Algérie par le ministère de l’Éducation nationale. Stimulée, l’artiste s’en est retournée à l’Institut technologique de l’éducation (ITE) de Ben Aknoun pour s’auréoler du diplôme de professeur d’arts plastiques en 1988. Et c’est ainsi que Saliha Khelifi créa ce qui lui tenait à cœur : à savoir l’école de l’art ! Celle de l’inédit mouvement de “la peinture en flamme et la calligraphie de feu en lettres arabes et caractères latins”. Et depuis, ce p’tit bout de femme n’a pas cessé de dompter le feu dans “sa quête de la beauté de l’âme, de l’esprit et du cœur”. Donc, autant y aller à la galerie Asselah-Hocine de l’établissement Arts et Culture de la wilaya d’Alger, où “la femme solidaire du monde” vous convie à un brin de fraîcheur des Richesses de la mer et au bourdonnement mielleux de L’abeille. Allez-y donc, c’est jusqu’au 4 août.


Louhal Noureddine

 


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