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Culture / Culture

“Les nuits du Ramadhan” à l’Institut Cervantès d’Alger

L’ensemble Nagham envoûte le public

La chorale Nagham © Louhal/Liberté

La salle des Actes de l’Institut Cervantès d’Alger a abrité, jeudi, pour sa première soirée des “Nuits du Ramadhan”, un concert avec l’ensemble polyphonique Nagham, qui a interprété diverses compositions du répertoire universel.

Le chœur de l’ensemble polyphonique Nagham a réussi sa sortie durant la soirée du jeudi 9 mai à la salle des Actes de l'Institut Cervantès d'Alger. Organisée de concert avec l’ambassade d’Espagne en Algérie, la scène de l’oratoire s’est illuminée du croissant de la première “Nuit de Ramadhan” qu’a eu à égayer la chorale Nagham sous la direction du chef de chœur Brahim Adel. D’où le plaisir de goûter au chant à l’unisson de “Alaïki mine Essalam” qu’ont interprété à l’idéal accord musical et d’un agréable trait d’union de 17 filles (Hayet Mestoui, Alia Chibane, Inès Alliche, Hadjar Tourèche, Hana Iddir et la siffleuse Yasmina Berraou) et 12 garçons (Amrane Firas, Lyès Djellout, Toufik Taharouni et le sénior Karim Allaounia). Scindé en deux actes, le public s’est régalé de l’interprétation du premier répertoire où les titres dans le genre âasimi (algérois) “Salou âala nabina”, interprété par le soliste Karim Adhari et “La Ilah ila Allah” qui s’adaptent ainsi au sceau sacré du mois de Ramadhan. S’ensuit “Nemfaraq” du duo Chérif Kheddam (1927-2012) et Nouara née Hamizi Zahia. Se voulant dans l’air du temps, le chœur a gratifié l’auditoire de l’”Eternité”. Et puisqu’il (le chœur) est l’hôte de l’Institut Cervantès, la chorale Nagham a honoré du chant “Porquereté tanto” le romancier Miguel de Cervantès Saavedra (1547-1616) auteur de “L’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche”. Donc, autant dire que l’ambiance a été au rendez-vous avec Sif Ghedjati à la guitare, Fayçal Houacine au piano et Sany Benmerad aux percussions. Et avant l’entracte, il y eu l’idéale osmose entre la chorale et le public qui ont chanté en chœur l’inégalable “Sob Erachrach” de la regrettée Hassina Laouadj (1956-1993) dite Zoulikha et élue de son vivant au diadème de la reine des Aurès. L’art de la chorale Nagham se base sur un quatuor de voix, dont le soprano, alto, ténor et basse, a-t-on su du choriste Khiati Zine El-Abidine lors de la pause thé et qalb-ellouz. “Bien qu’il ait existé depuis les années 1970, l’ensemble chorale Nagham a été créé en 1993 pour promouvoir le chant et la musique. Riche d’un cocktail de styles qu’elle puise du terroir et de l’universel, la chorale Nagham a à son actif un disque sorti dans les années 1980 et un album en 1997”, a ajouté le chef de chœur Brahim Adel. À ce propos, la chorale Nagham est aussi ambassadeur de l’Algérie hors de nos frontières. Alors et tout autant attrayant que l’acte I, le chant andalou a été inclus dans le deuxième répertoire avec les qasidat de “Sabri El qalil” et “Ouahed El ghoziel” auxquelles s’ajoutent du targui, du zulu et de l’espagnol pour une tombée de rideau triomphale. 

   Louhal Nourreddine


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