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A LA UNE / Culture

Printemps berbère d’avril 1980

Les autorités concoctent un vaste programme de célébration à Tizi Ouzou

Un hommage sera rendu au militant de la cause berbère Saïd Boukhari. © D.R

Ces activités organisées en collaboration avec l’université Mouloud-Mammeri, le CNRPAH, le HCA, les différents musées,le mouvement associatif et les artistes auront lieu du 14 au 23 avril sous le thème “20 avril 1980 : une date pour l’identité et la mémoire algériennes”.

D’essence populaire et à caractère politique, sinon revendicatif, le printemps berbère d’avril 1980 est, depuis quelques années, célébré même par les autorités officielles qui viennent, encore cette année, de mobiliser les gros moyens pour commémorer dans son volet strictement culturel le 38e anniversaire de ces évènements qui ont posé les jalons du combat identitaire amazigh et de la lutte démocratique en Algérie.
En effet, un programme aussi riche que varié vient d’être décliné par les autorités de la wilaya de Tizi Ouzou qui, par le biais de la direction de la culture, ont annoncé que ces activités officielles, organisées en collaboration avec l’université Mouloud-Mammeri, le CNRPAH, le HCA, les différents musées, le mouvement associatif et les artistes, auront lieu du 14 au 23 avril sous le thème “20 avril 1980 : une date pour l’identité et la mémoire algériennes”. Expositions, conférences, théâtre, projections de films et animations artistiques sont prévus au programme de cette commémoration qui intervient cette année, est-il souligné dans le document de la direction de la culture, dans un contexte particulier, du fait de la consécration de tamazight comme langue nationale et officielle et de l’officialisation de Yennayer qui est désormais une fête nationale chômée et payée. Les activités qui s’étaleront ainsi sur 10 jours débuteront le 14 avril à la place M’barek-Aït-Menguellet, à la sortie ouest de la ville de Tizi Ouzou, avec la réalisation de fresques autour de la date du 20 avril par les élèves de l’École  des beaux-arts de Azazga et l’ouverture des expositions sur la chronologie des évènements du printemps amazigh, le patrimoine culturel et les arts plastiques, une conférence sous le thème “Quand le timbre algérien est porteur de l’identité et du patrimoine culturel national”, qui sera animée par Chekroun Abdelkader, une pièce théâtrale intitulée Taqsit s usfru et produite par l’association culturelle Azar n’Bouaïdel, et le dépôt de gerbes de fleurs à Mâatkas, sur la tombe du défunt militant de la cause berbère Saïd Boukhari. De nombreuses autres activités sont également prévues tout au long de la durée de cette commémoration. Il s’agit, entre autres, de formations destinées aux associations culturelles de la wilaya, la projection de films comme L’insoumis, de Lyazid Khodja, La langue de Zohra, de Fatima Sissani, et Les ramiers blancs, de Ali Mouzaoui, des ateliers de contes, des pièces théâtrales comme La poudre d’intelligence et Jugurtha, le mois du patrimoine, une conférence intitulée “La langue amazighe, l’écriture et son évolution”, un atelier pédagogique intitulé “Mon patrimoine, mon devenir”, une séance de témoignages-débat avec les acteurs des évènements d’avril 1980, en  hommage à Ahcène Taleb et Saïd Boukhari, anciens militants de la cause amazighe, et une table ronde qui sera animée par Amin Zaoui, Mouloud Achour, Youcef Merrahi et Djamal Foughali sous le thème “Littérature et culture amazighes”.  Dans son document, la direction de la culture a tenu à expliquer que l’importance particulière accordée cette année à cette célébration est dictée par la reconnaissance de l'officialité de cette composante de la personnalité algérienne qui constitue, soutient-elle, un prélude à la réhabilitation de cette langue et tout le patrimoine ancestral qu’elle véhicule. Pour les défenseurs de la cause amazighe, le combat identitaire est loin d’être achevé tant la question du caractère de sa transcription n’est toujours pas tranchée.  


Samir LESLOUS

 


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