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Culture / Culture

Le doc sur “La bataille d’Alger” de Bensmaïl, aujourd’hui dans les salles

Les coulisses d’un film dans l’histoire

La bataille d’Alger, un film dans l’histoire, le dernier-né de Malek Bensmaïl, sera projeté à partir d’aujourd’hui dans les salles de l’ONCI.
Le documentariste qui n’est plus à présenter a su s’imposer dans ce genre cinématographique grâce aux thématiques abordées, notamment sur les maladies psychiatriques dans Aliénation, et sur le système éducatif algérien dans La Chine est encore loin. Pointilleux dans son travail de recherche, le réalisateur décortique les sujets sociétaux et politiques au scalpel, et il vient de le prouver une nouvelle fois avec ce long métrage de 117 minutes, sur La bataille d’Alger, de Gillo Pontecorvo.
Bensmaïl ne s’est pas contenté de montrer des extraits du film, de quelques anecdotes de l’équipe de tournage ou quelques images d’archives pour son doc.
Mais il a fait un saut dans le passé pour raconter la genèse de cette œuvre culte sortie en 1965.
Nous sommes à Alger, trois ans après l’indépendance, Yacef Saâdi veut adapter son livre Souvenirs de la bataille d’Alger sur grand écran. À cet effet, il effectue un voyage en Italie pour trouver un réalisateur. “Les Italiens étaient les meilleurs dans le cinéma néoréaliste. On m’a conseillé Gillo, et à sa rencontre, il m’avait dit qu’il voulait faire un film sur les paras français en Algérie”, a narré Saâdi face à la caméra du réalisateur.
Tout en poursuivant avec le sourire : “J’ai répondu à sa proposition, nous ferons mon film sur la bataille d’Alger, et ensuite on verra pour les paras.” Motivé pour la réalisation de son film où il a campé son propre rôle, l’ancien chef de la Zone autonome d’Alger a fait toutes les démarches pour obtenir le financement de l’État. “Nous avons obtenu 400 millions de francs, sans oublier qu’on nous a prêté les tanks, les uniformes et les armes pour le tournage.”
D’ailleurs, sur cette anecdote, Malek Bensmaïl a dévoilé dans son doc que le matériel prêté par le gouvernement a servi pour faire diversion au putsch de Boumediène contre Ben Bella, en 1965. “Lors de la sortie des chars et des militaires, les gens ne se doutaient de rien, ils pensaient assister toujours au tournage du film alors qu’un coup d’État se déroulait !”, a raconté l’un des protagonistes du doc. Appuyé par des images inédites et divers témoignages, notamment celui de l’épouse de Pontecorvo, de Youcef Bouchouchi et de techniciens du film, le documentariste nous fait voyager dans les différentes époques où cette œuvre a marqué son empreinte dans l’histoire.
On peut citer le prix “Lion d’or” à Venise qui a provoqué la colère de la France, aussi le mouvement des Black Panthers qui découvre l’Algérie et devient une référence dans leur combat. La bataille d’Alger marquera, entre autres, l’US Army, après les évènements du 11 septembre 2001. “Le film était projeté au Pentagone. Pour nous, cette production n’était pas considérée comme un divertissement pour nos soldats, mais comme un documentaire de formation”, a indiqué un lieutenant de l’armée américaine.
En somme, ce documentaire de Malek Bensmaïl dévoile les coulisses de cette œuvre mythique qui a traversé plusieurs pans de l’histoire algérienne, européenne et américaine.  
À noter que lors de l’avant-première à El- Mouggar le 28 avril dernier, le réalisateur avait signalé : “Ce film est important pour moi, car j’ai été bercé dans la Casbah d’Alger. C’était important pour moi d’y revenir : qu’est-ce qu’il raconte ? Comment il a été tourné ? Dans quelles conditions il a été produit ? Et comment l’histoire du film a embrassé l’histoire ? C’était important d’aller au-delà du making of et de montrer un film culte en Algérie et dans le monde entier.”  

Hana Menasria

Programme des projections
Aujourd’hui  :

Salle 8-Mai de Kherrata : de 14h et 18h.
Salle Ahmed-Bey de Constantine : 14h, 17h et 20h.
Salle Saâda d’Oran : 14h, 17h et 20h.
Salle El-Mouggar d’Alger : 17h.
Salle Atlas de Bab El-Oued (Alger) : 18h.


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