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Culture / Culture

L’artiste peintre Hind Ziour expose à l’espace Hadj-Omar

L’héritage africano-amazigh à l’honneur

L’une des œuvres de Hind Ziour. © Louhal/Liberté

“L'acte même de penser prouve notre existence”, disait Augustin d'Hippone (354-430). À ce propos, le “Je” est ce vœu si tant ressassé pour s’offrir l’aléatoire “The key” ou la clef de soi pour se faire un peu de lumière autour de soi. C’est le cas de l’artiste peintre Hind Ziour qui s’astreint ainsi par le “Je”, à faire la lecture de l’éventail de signes et à s’appliquer à l’exégèse d’une gamme de symboles qui enjolivent le  totem de son aïeule “African woman”. Un totem que cette adepte du mouvement artistique et littéraire “aouchem” (tatouage) a planté à la salle baptisée au nom du comédien Hadj Omar (1930-1982) que l’on disait un brechtien. D’où la quête du soi par la lettre de “l’alphabet de tifinagh” et la succession de signes qui enjolivent “Imazighen Carpet” ou le tapis berbère. Autant de signes qui élèvent l’aura de l’artiste à dos de “Naqqa” (la chamelle). Le “Ana ch’koun” de l’artiste peintre Hind Ziour éveille en nous le souvenir de l’au-delà du voile de la comédienne Dalila Helilou Enta khouya ouana chkoun (Si tu es mon frère, moi qui suis-je ?) de Slimane Benaïssa (1992). S’il en est une similitude, celle-ci est à déceler autour de l’assortiment d’une trentaine de toiles innovantes que Hind Ziour a couronnées à l’habilité de sa technique propre à elle et où se lit l’alliage de la peinture à l’huile et se devine le trait de l’aquarelle. Au demeurant, Hind Ziour encense l’Algérienne ou “La madone à l’éventail” d’Alger berbère, notamment à l’époque du sultan paon à l’éventail (ottomane) et africaine qu’elle a immortalisée au portrait de Nagasha Habacha. Donc, au-delà de l’aspect revendicatif, l’artiste peintre Hind Ziour narre le réel, sinon qu’elle ressuscite l’épisode douloureux du 5 octobre1988 qu’elle a intitulé “Wanted” et où la mère en haïk quête l’enfant disparu lors des émeutes d’octobre noir. C’est dire que l’actualité y colle à l’art de l’artiste, notamment l’ingérence étrangère au Sahel qu’elle a intitulée French army in Mali. Alors, si vous avez envie d’“un thé au Sahara”, autant aller à la galerie Hadj-Omar où l’artiste peintre Hind Ziour vous attend jusqu’au 29 juin en haut des escaliers du Théâtre national algérien et dont l’inauguration a permis d’humaniser le tohu-bohu de la rue Bouzrina-Arezki dit Si Ahmed ou H’didouche (1913-1958).
 

Louhal Nourreddine



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