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Culture / Culture

“Fadhma N’Soumer”, de Belkacem Hadjadj, projeté à Montréal

L’héroïne kabyle face aux bataillons du maréchal Randon

1849, la Kabylie est la seule région non encore occupée par la France coloniale. Adopté par l’arch. Aït Mlikeche, le résistant Cherif Boubaghla dirige alors l’insurrection armée contre les Français qui ont mobilisé en 1854 plus de 35 000 soldats fortement équipés. Le chef de l’insurrection sera tué par une tribu qui voulait se soumettre à l’armée coloniale. Dans un ultime effort de réunification des rangs, la confrérie Rahmania d’où est issue Fadhma N’Soumer décide, sous l’impulsion de cette jeune femme dans la vingtaine, de défendre l’honneur de la Kabylie face aux assauts répétés des Français. Devant la puissance de feu des troupes françaises, Fadhma N’Soumer sera vaincue dans une ultime bataille à Icherriden. Lors d’un échange entre Fadhma N’Soumer et le maréchal, les répliques de la rebelle Kabyle, arrêtée le 11 juillet 1857, désarçonnent carrément le militaire. “Cette terre n’est pas la vôtre”, lâche-t-elle avec courage et conviction. Cette vérité historique, sortie presque spontanément de la bouche de l’héroïne insoumise, fait écho aux premières scènes du début du film lorsque les résistants kabyles scandaient “A nerrez wala a neknu, nefka-yam lâad a tamurt” (On ne pliera pas, ô pays, on t’en fait le serment). Le film de Belkacem Hadjadj, projeté en avant-première nord-américaine lundi à Montréal, dans le cadre de la 17e édition du Festival du monde arabe (FMA), a fait salle comble. La fiction a restitué fidèlement les événements de cette période historique de la résistance de la Kabylie contre l’occupation française. Le long métrage, produit par Machaho Production et l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC), retrace le parcours de l’héroïne de la résistance populaire face à l’occupation française. L’actrice franco-libanaise Laëtitia Eïdo, qui a campé le rôle de Fadhma N’Soumer, a littéralement crevé l’écran avec, notamment, des dialogues d’anthologie en tamazight. Le film est réalisé en langue amazighe et sous-titré en français.

Y. A.


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