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Culture / Culture

Le documentaire a été projeté en avant-première à Tizi Ouzou

L’histoire de la JSK de 1946 à 1996 à travers ses héros

Réalisé par le journaliste Abderrazak Larbi Chérif, Asmi tarvah ou 1946-1996, la joyeuse saga des Kanaris a été présenté lundi à la maison de la culture Mouloud-Mammeri où le public a pu découvrir plusieurs témoignages des joueurs ayant fait la gloire du club de 1946 à 1996.

C’est devant une assistance nombreuse qu’a eu lieu lundi à la maison de la Culture de Tizi Ouzou l’avant-première du documentaire Asmi tarvah ou 1946-1996, la joyeuse saga des Canaris, du journaliste Abderrazak Larbi Chérif. À cette occasion étaient présents des représentants des autorités, l’actuel président de la JSK, Cherif Mellal, et les dirigeants de la JSMB et du MOB ainsi que d’anciennes gloires de la JSK ayant porté le maillot rouge et vert du club durant l’époque coloniale et les années post-indépendance, à l’instar de Dali Rachid, Mustapha Rafaï… Aussi étaient présents Kamel Abdeslam, Mekbel, Iboud qui ont porté le maillot vert et jaune lors des années 80 et 90. Entre autres, plusieurs artistes étaient aussi de la partie, à l’exemple de Farid Ferragui, Zedek Mouloud, Atmani, et des personnalités du 7e art algérien tels que le réalisateur Ali Berkenou, le comédien Mohand Ousalas, qui ont tenu à assister à la première de cette œuvre, qui immortalise 50 ans de parcours d’un club qui a plané sur le football national et international. Ce documentaire, réalisé en kabyle et sous-titré en français, retrace un demi-siècle de parcours d’un club mythique et le plus titré d’Algérie, aussi bien sur le plan national que continental, depuis sa création le 29 juillet 1946 au siège de la CGT de Tizi Ouzou jusqu’à 1996. Avec des témoignages d’anciens joueurs qui ont fait la gloire de la JSK, Arezki Larbi Cherif met en exergue les diverses étapes et les sacrifices qui ont jalonné la longue marche de plusieurs générations de Canaris pour porter ce club au summum du sport le plus populaire. De l’exclusion et de la marginalisation des “indigènes” de l’Olympique de Tizi Ouzou (OTO par les colons au “racisme” dont le club a été victime pendant les années de dictature après l’indépendance. D’ailleurs, les anciens joueurs racontent comment ils ont surmonté (et bravé les dirigeants de l’époque) toutes les difficultés et consenti tant de sacrifices pour pousser toujours leur club de cœur vers l’avant. “Rien que par amour à notre région et notre patrie, sans aucun autre avantage matériel et financier”, témoigne l’un des protagonistes du film. Tour à tour, la parole est donnée à Ammar Haouchine, Driss Koli, Ramdhane Djezzar, Mustapha Rafaï, Rachid Dali, Mouh Lounès Madiou… qui ont donné libre cours à leurs souvenirs et émotions pour narrer aux générations futures la JSK “authentique”. Puis c’est au tour des Iboud, Fergani, “Tchipalo” (Ali Bellahcen), “Gaurdillo” (Kamel Abdeslam), Amara, Meghrici… les héros de l’épopée du “Jumbo Jet”, drivé par le tandem Khalef-Ziwotko et ceux venus après, comme Rachid Adane, Moussa Saïb et consorts d’apporter leurs témoignages respectifs sur le secret de cette performance, jamais égalée en Algérie et en Afrique. Les intervenants n’ont pas omis de mettre en évidence le rôle joué par ce club au moment de la révolution pour l’indépendance et pendant les moments forts et difficiles de la revendication identitaire et démocratique durant les années 70 et 80. D’une durée de 90 mn dans ce documentaire, toute la symbolique de ce fleuron du football algérien est mise en relief et l’émotion qu’il a provoquée a suscité une longue et chaude ovation des présents. Pour rappel, cet infatigable journaliste et réalisateur, Abderrazak Larbi Chérif a réalisé d’autres documentaires sur des artistes et écrivains comme Kamel Hamadi, cheikh El-Hasnaoui, Tahar Djaout et les évènements du 17 octobre 1961 à Paris.


R. Achour

 


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