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Culture / Culture

Acte du colloque “Le temps et ses mesures aux époques antique et Islamique” du CNRA

L’histoire, la littérature et les mathématiques pour comprendre le temps qui passe

Le Centre national de recherche en archéologie (CNRA), a publié l’acte d’un colloque tenu à Alger en 2015, intitulé “Le temps et ses mesures aux époques antique et islamique”. Dans leur argumentaire de cet acte, on comprend d’emblée l’enjeu de cette rencontre, et qui est “comment étudier et analyser les aspects technologiques, philosophiques, culturels, cultuels qui éclairent l’histoire des doctrines (…) dans le monde antique et islamique”. Ce postulat de départ mènera vingt-deux chercheurs d’origines différentes et aux spécialités éclectiques, dont les mathématiques, l’archéologie, l’histoire et l’astrophysique, à aborder ce riche sujet en parties distinctes, qui sont : les divisions du temps aux époques antique et islamique, l’archéologie des instruments de mesure, ou encore l’usage de la mesure du temps dans les pratique culturelles.
Le professeur en mathématiques Ahmed Djebbar, explique, dans sa communication intitulée “Le temps en pays d’islam : les différentes approches scientifiques (VIIIe-XVIe siècles)”, que “les nombreux discours sur le temps qui nous sont parvenus ont vu le jour dans le cadre des activités culturelles, religieuses, économiques et scientifiques”. Et de préciser que “leur contenu révèle une grande diversité de perception, de réflexions ou d’opinion sur le temps”. Ces discours, le chercheur les a retrouvés dans la prose et la poésie arabes pré-islamiques, avant de passer aux mathématiques, astronomie, et mécanique de la même période. L’universitaire originaire de Batna, Ali Guerarbi s’est intéressé à la perception du temps en Algérie, à travers “les cadrans solaires antiques”.
Pour lui, ces objets, au nombre de cinq cents (500), sont “les rares témoignages matériels d’activité scientifique dans l’Antiquité”. Mais rarement identifiés comme tels, ils n’ont fait l’objet d’études sur le temps que récemment. Le professeur de littérature à l’université Lumière-Lyon II, Paul Mattei, aborde pour sa part la perception du temps par saint Augustin à travers son livre Confessions. Pour l’universitaire, on ne peut comprendre sa réflexion sur le temps que si “on la replace dans l’ensemble de ses conceptions et de son expérience religieuse”. Il se pose alors la question suivante : comment Augustin essaie de représenter le temps ? Une interrogation à laquelle il répond au travers une enquête qu’il a menée sur l’œuvre et la vie du théologien.
En plus de la richesse de ses approches concernant le temps, sa mesure ou encore ses outils, ce livre auquel se sont jointes différentes disciplines scientifiques est aussi bien destiné aux spécialistes qu’aux amateurs d’histoire et de mathématiques.

Yasmine Azzouz


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