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Culture / Culture

Son deuxième album “Inès, inès” est sorti dernièrement

Madjid Chettir, ce génie de la flûte enchantée

LMadjid Chettir. ©D. R.

Telle une lueur argentée qui s’exhale d’une poignée de perles d’eau d’Asif-Takhoukht, les notes cristallines qu’emprunte Madjid Chettir à son djouaq (pipeau), s’ajoutent à l’esthétique des bijoux d’Ath-Yenni et opère une symbiose des sons qui escorte l’achewiq de nos aïeules vers le piedmont du Djurdjura. Flûte magique d’où s’épand l’harmonieuse onde du bien-être, le pré d’Ath-Yenni s’embaume de l’effluve de la terre après l’écran de pluie fine qui rafraîchit et apaise le pré où loge le bonheur.
Et c’est dans la posture du Joueur de flûte des Contes populaires de la Kabylie du Djurdjura (J. Rivière, éd. 1882), qu’il accompagne lors du printemps du bonheur, la bienheureuse Tassadit, la tislit (la mariée) dans sa marche nuptiale vers son nid d’amour. Donc, les mélodies de Madjid Chettir invitent l’estivant à la relaxe sur son transat aoûtien. Et dans ce cas de ravissement, il est loisible d’ouïr l’innée talent de tizemarinne (flûtistes) dans la posture d’une statue en pierre au jardin d’essai du Hamma et intitulée : Le Joueur de flûte (1920) de l’artiste-sculpteur Émile-Jean-Joseph Gaudissard (1872-1956). De la sorte, c’est que du bonheur que d’y goûter le savoureux deuxième album Inès, inès (dis-lui) de Madjid Chettir sorti le 24 juillet dernier, où il est accompagné au chœur, par Hamiti Djegdjiga dit Jiji d’Akbou. L’harmonie du rythme du terroir y est orchestrée à l’arrangement musical du duo Laïchour Nadir et Ouhamou Bouzid du studio Roses de Tizi Ouzou. Donc, en plus qu’il est flûtiste, Madjid Chettir est aussi parolier et compositeur. Néanmoins, Abeḥri (brise) est l’œuvre du défunt Moh-Saïd Oubelaïd. Seul bémol, tout n’est pas rose ici-bas où dhunit (l’existence) n’est pas ce fleuve tranquille, eu égard au poème de l’Isolement d’Alphonse de Lamartine (1790-1869) : “Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé” ! Et, à ce propos, la chanson L’mout (la mort) se veut une prière à la mémoire de sa maman : “L’un pleure et l’autre est heureux.” Donc, tout se croise dans l’album Inès, inès, où la joie de convoler en justes noces côtoie aussi les choses de la vie, mais également la quête de l’identité et l’existentiel à l’instar d’Enda ligh (où suis-je ?) où s’allient la gravité d’ibendayer (bendir) avec la douceur de la  flûte synthétisée. Autrement, et au-delà des galas ici et là Madjid Chettir est le leader du ballet Itran n Dda Lmulud de la maison de la culture Mouloud-Mammeri de la ville des Genêts. Pour rappel, le répertoire de Madjid Chettir est déjà riche d’un premier album où il a repris le meilleur du chanteur Larbi Gherab du groupe Igawawen (Itij 2016). Bonne écoute.

Louhal Nourreddine


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