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Culture / Culture

Un colloque ouvert hier au TRO lui est dédié

Mammeri, l’œuvre romanesque portée au cinéma

Les intervenants lors de l’ouverture officielle. ©D. R.

Les rencontres scientifiques, qui se déroulent depuis hier au TRO, ont été inaugurées par une expo-vente, suivie des interventions solennelles des officiels et chercheurs qui ont mis l’accent sur l’importance de pérenniser l’œuvre de D’da L’Mouloud et de promouvoir la culture et la langue amazighes.

Le Théâtre régional d’Oran abrite depuis hier, un colloque national intitulé “L’œuvre mammerienne revisitée à l’aune du 7e art”. Cette manifestation de deux jours a été organisée dans le cadre de la célébration du centenaire de la naissance de l’écrivain et anthropologue, Mouloud Mammeri, initiée par le Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA), ainsi que le Comité scientifique de coordination du centenaire. Cette rencontre, qui rassemble un panel de chercheurs et de professionnels du cinéma national, se veut, selon les conférenciers, une tribune de débats et de témoignages sur les œuvres de D’da L’Mouloud adaptées sur grand écran. À cette occasion, l’ouverture a été donnée dans la matinée d’hier, en présence des officiels, du secrétaire général du HCA et du président de l’association Numidya (coorganisatrice du colloque). Les invités, le public et les étudiants ont pu découvrir une expo-vente en hommage au chercheur, composée de documents sur ses œuvres, et ce avec la participation des éditeurs Dar El-Othmania et La Pensée.
Pour la première journée, divisée en deux séances : “L’adaptation cinématographique : de l’œuvre romanesque à l’œuvre cinématographique, histoire d’un transfert sémiotique” et “De la sémantique littéraire à l’espace cinématographique”, Abdelghani Zaâlane, wali d’Oran, a tenu à préciser que “cet évènement est important, car il permet d’étudier l’une des plus grandes figures de la culture algérienne. Le parcours littéraire de Mammeri est riche pour le patrimoine national, et il faudrait que les nouvelles générations se l’approprient. Après cent ans de sa naissance, il est toujours vivant à travers ses œuvres”.
Pour sa part Seif El Hak Chorfa, représentant du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a indiqué à propos de la célébration du centenaire de Mammeri que “les travaux de Mouloud Mammeri ont impacté plusieurs domaines. Il a laissé des traces qu’il est du devoir des intellectuels d’explorer”. Et de renchérir : “Il faudrait également promouvoir la langue et la culture amazighes qui font partie de notre identité nationale.” Toujours dans le même sillage, El-Hachemi Assad secrétaire général du HCA, a évoqué l’importance de cet hommage à Mammeri et l’intérêt de continuer à promouvoir les travaux de l’auteur de l’Opium et la Bâton.
Après les prises de parole des officiels, la séance s’est poursuivie avec une évocation de Mouloud Mammeri par les membres du comité scientifique. Le chercheur Malha Benbrahim-Benhamadouche a gratifié l’assistance des extraits de Société berbère, l’une des premières publications écrite par D’da L’Mouloud à l’âge de 20 ans. La chercheure a précisé que cet écrit est une “synthèse annonciatrice de l’ensemble de son œuvre”, et de rappeler les trois notions civilisationnelles de sa pensée : poésie (asfru), parole (awal) et homme de savoir (amusnaw). À son tour, Abdelmadjid Bali a tenu à dire : “Évoquer Mammeri est une tâche difficile. Il faut pas moins d’une année d’activités pour s’approcher de son parcours et de son savoir.” Pour le conférencier, la restitution de son œuvre reste à “parfaire pour sa densité et sa richesse”, tout en ajoutant : “Cette célébration ne saurait constituer une fin en soi.” À ce propos, l’intervenant a expliqué que cette manifestation n’aura de sens seulement si elle est “l’amorce de ses idées et combats, et une réhabilitation réelle de la culture amazighe”. À noter que ce colloque verra la tenue de plusieurs conférences reposant sur neuf axes retenus, notamment “Entre cinéma et littérature : quels rapports ? Quelles interactions ? Quelles affinités électives ?”, “L’adaptation cinématographique : fidélité ou trahison ? Ressemblance ou trahison ?” et “Lecture critique de l’Opium et le Bâton”.

De notre envoyée spéciale à Oran : Hana Menasria


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