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Culture / Culture

elle s’en est allée sur “la voix du silence”

Marie Laforêt quitte “Ivan, Boris” et son public

© D.R.

Ce matin, Les Vendanges de l’amour (1964) ont un goût amer et “Laforêt” des Landes (France) s’est fanée depuis ce “demain” où “il a neigé sur” Ivan, Boris et Marie (1967) qui s’est éteinte. Et depuis, La voix du silence (1966) et “l’orage” ont envahi “La plage”. Elle s’en est allée “sur le chemin des Landes” où elle “siffle, siflle” de sa “flûte magique” et jusqu’à ensemencée un peu de sa Tendresse (1964) pour Mon amour mon ami (1968) auquel elle légué un “Cadeau” qui n’est autre que La bague au doigt (1965) en signe de “l’amour comme à 16 ans” ! Certes que l’éloignement avec l’être absent s’en ressentira de ne plus entendre la “Marie douceur, Marie colère”, même si “elle voudrait tant que tu comprennes” ou que nous comprenons qu’“elle a le cœur gros du présent”. Elle ? C’est Maïtena Douménach, dite Marie Laforêt qui a éclos sur les rives de la Gironde, ce 5 octobre 1939, à Soulac-sur-Mer (France). D’origine basque, la petite Maïtena était l’“aimée” eu égard à la signification de son prénom choisi de l’union basque et de la Catalane. Et à l’aube de sa jeunesse, la petite Maïtena s’est auréolée en 1959 du prix du concours “Naissance d'une étoile” qu’organisait la radio Europe 1. Et de là, Marie Laforêt s’est illustrée dans le film inachevé Liberté de Louis Malle (1932-1995) où elle a subjugué Raymond Rouleau né Edgar Rouleau (1904-1981) qui l’a invitée sur les planches pour finir ensuite aux côtés d’Alain Delon et Maurice Robinet, dit Maurice Ronet (1927-1983) dans Plein Soleil  (1960) de René Clément (1913-1996). Et depuis, Marie Laforêt a enchaînée les rôles dont La Fille aux yeux d'or (1961) d'Honoré de Balzac et adapté à l’écran par Jean-Gabriel Albicocco (1936-2001) qui n’était autre que son époux qui l’a fait tourner également dans son film Le Rat d'Amérique (1963), d'après le livre de Jacques Lanzmann (1927-2006) aux côtés du monument Charles Aznavour (1924-2018). L’allure aidant, son ami d’enfance Jacques Higelin (1940-2018) lui a fait ce clin d’œil qui l’a emmenée vers l’enregistrement d’un disque 45 tours (1963) qui rythme le générique du film Saint-Tropez Blues  (1960) de ce natif d’Alger Marcel Paul Jean Moussy (1924-1995). Et de là, le succès fut au rendez-vous avec Les Vendanges de l'amour que lui avait écrit Danyel Gérard, né Gérard Daniel Kherlakian. Et c’est fort d’une notoriété croissante qu’elle a gravi la scène de l'Olympia en 1969 puis celle de Bobino l'année suivante et au Théâtre de la Ville en 1971-72. S’en était ainsi jusqu’à l’indémodable tube Viens, viens que nous écoutions assis sur les marches de l’église d’El-Biar. C’était la nouvelle vague dite aussi “yéyé” de l’époque bénie des années 1970. Soit à l’époque où nous n’avions pour seul loisir que ce p’tit bout de transistor pour évacuer cette chape de plomb qui n’a pas réussi à plomber notre personnalité dans le moule de l’unicité de pensée en vogue. C’est ainsi que nous opposions à la propagande du pouvoir, nos magazines de Salut les copains, 15 ans et une pile de bandes dessinées qui ont concouru à l’éveil d’une génération si curieuse et porteuse d’idées malheureusement mort-nées. Merci Marie Laforêt. Qu’elle repose en paix. 
 

Nourreddine Louhal 


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