Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de midi (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version digitale de "Liberté" écrire à: redactiondigitale@liberte-algerie.com

A la une / Culture

L’artiste peintre Halilou Mohamed-Larbi, hôte du palais des Raïs

Méditation et la quête de soi sur le rivage de R’mila

L’artiste Halilou Mohamed-Larbi © Louhal-Liberté

La brise marine de R’mila amène l’air de mysticité qui souffle de l’oasis de Aïn Sefra et le hisse de la s’qifa jusqu’au “Foqani” de la douéra du Bastion 17, où l’artiste peintre Halilou Mohamed-Larbi a enjolivé de ses toiles, le “Sellidj b’hidj” des “ghorfate” (chambres). Le choix du Foqani n’est pas fortuit ! Loin s’en faut, puisqu’il  évoque pour l’hôte du Bastion 17, les q’sour de Moghrar Foukani, où s’étaient écrits les hauts faits du résistant Cheikh Bouamama (1833 ou 1840-1908) qui appartenait à la branche des Ouled Sidi Cheikh dans la palmeraie de Naâma. Est-ce un présage céleste venu de ce carrefour des gravures rupestres ? Peut-être bien que oui, du fait que les tableaux requièrent l’œil du rêveur qui s’abandonne ainsi à l’illusion d’être tout près de la voûte céleste qu’éclaire la constellation d’étoiles et de s’asperger du ressac de “Qaâ Essour” (au pied du rempart) au clair-obscur du crépuscule à Bab El-Oued. Intitulé : “Tu te crois fine particule et en toi s’est enfoui un univers !”, l’exposition est d’un altruisme divin que l’artiste peintre Halilou Mohamed Larbi, s’astreint d’enseigner au visiteur à l’aide d’un assortiment d’aquarelles de notre bonne vieille terre et du bien-être qu’elle recèle. C’est à croire qu’il esquisse trait pour trait et à partir des couleurs de sa source jaune, toutes ces choses simples que l’être s’obstine de ne pas voir.  Est-ce à dire que nous ignorons tout de notre bonheur ? Assurément oui ! Du fait que l’être humaine s’entête à tourner le dos à Dame Nature et feint d’ignorer ses atours, notamment ses yeux aux couleurs océanes et son teint qu’illumine le faste de l’astre. Autant de toiles qui invitent “Au voyage de la vie” afin de goûter à l’offrande du ciel, que tout être se doit d’apprécier dans toute sa  splendeur en faisait sien la citation de l’écrivain Georges-André Malraux (1901-1976) : “Une vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie.” D’où qu’il est aussi requis d’appliquer la locution : “mordre à belles dents dans la  vie”. Autre beauté de Aïn Sefra, la visite se doit d’être appréciée d’un intérêt de tous les instants, avec toutefois l’envie de s’offrir une escale sur les rives de l’oued El-Breidj, où erre l’esprit d’Isabelle Wilhelmine Marie Eberhardt (1877-1904). Douce méditation à l’ombre d’une dune et pieuse pensée au piémont du djebel Mektar, où les vestiges de q’sour augurent que l’expo de l’artiste peintre Halilou Mohamed-Larbi n’est que la résultante d’une quête de soi, où l’homme se doit de faire son mea-culpa pour ses moments d’égarement, source d’égoïsme à l’égard du Créateur de l’univers.  Ce n’est pas beau ça ? Que de se remettre en question à l’épreuve d’œuvres d’art, pendant que d’autres s’essaient au sabre infâme de l’inquisition !  Donc, autant suivre son instinct est d’aller dans “Les sens des lignes” afin d’apprécier toute “La dimension des sens” qui s’épanouissent grâce aux senteurs des “Djenane Dzaïr”‘. En ce sens, les “Jardins d'Alger” exhalent l’espoir culturel pour lequel milite la dame, l’artiste peintre Aït Chafâa Ratiba, qui a, à cœur de verdir le côté cour, mais aussi le côté jardin de notre belle Algérie, avec l’aide du designer photographe Djamel Matari et l’apport de Boualem  Belachehab, le directeur du Centre des arts et de la culture du Palais des Raïs. Mais allez-y donc, c’est jusqu’à la fin du mois en cours.


Louhal Nourreddine


 


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER