Scroll To Top
FLASH
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

Culture / Culture

Son troisième opus est disponible chez les disquaires

Moh Belhadj revient avec “Essel Kan”

© D.R

Sur des textes profonds et lourds de sens, cet album, composé de huit titres, revient sur des thématiques diverses inspirées de la société d’aujourd’hui.

Moh Belhadj est arrivé très jeune dans le domaine de la chanson mais ce n’est qu’en 2007 qu’il réussit, avec l’aide de plusieurs amis, à produire et à mettre sur le marché son premier disque Awid yeghren, (Ö les lettrés), dans lequel il aborde divers phénomènes  sociétaux, notamment celui de la “harga”. Cinq ans après, voilà que l’artiste parvient à éditer un deuxième album dont le titre phare était Allah ghellab (La fatalité). Au fil des années, il mûrit et élargit son regard sur la société, avec un humour sarcastique puisqu’il compose encore un troisième CD où, cette fois-ci, le chanteur jette un regard plus critique sur l’évolution de la société. D’ailleurs, dans ce nouvel opus intitulé Essel kan (Ecoute bien !), il invite le public à bien tendre l’oreille pour s’abreuver de mots simples et poignants. 
À ce propos, Moh Belhadj consacre deux belles chansons tragicomiques Echaâb (le peuple) et Telebidun (Télé bidon), un regard critique sur la Télévision nationale, qui continue à ignorer les problèmes réels du peuple. Dans ces titres, le chanteur use de la langue arabe dialectale pour ratisser un large public et faire passer le message plus facilement. 
Outre ces deux titres, cet opus est composé de huit chansons, ou on retrouve des compos bien ficelées, à travers lesquelles il évoque, notamment Tayri (L’amour) : Thayriw éliminée (frustration sentimentale) et Thayriw amicale dont s’inspirent nos jeunes, qui vivent leur amour entre autres, sur les réseaux sociaux. 
Dans ses titres, Moh Belhadj utilise de paroles révélatrices avec un langage simple mais au sens lourd. Il poursuit dans le même registre avec deux autres titrés Smah rouh et Ulamek samhagh, soit l’impossible pardon. 
“Ce que je chante est profond. C’est peut être humoristique mais les messages sont forts quand on sait que notre société est en pleine mutation. L’intrusion des moyens technologiques et les nouvelles formes de communication bouleversent le quotidien de tout un chacun. La façon de voir les choses a évolué comparativement aux années 60, 70, voire même aux années 80 et 90”, révèle l’auteur-compositeur de Essel kan. “L’artiste est un acteur dans la société. Il exprime de façon directe ou parfois métaphorique ce qu’il ressent et ce que pense son environnement immédiat. 
Il ne doit pas être passif mais, au contraire,  il doit exprimer les attitudes et les actes de son peuple tout en y adhérant”, avoue ce chanteur, qui travaille déjà sur un nouvel album s’inscrivant dans le sillage de ce que vit actuellement le peuple. Sur le plan musical, il a réussi aussi à mixer de nombreux styles allant du chaâbi au moderne. C’est dire que Moh Belhadj fait, désormais, partie de cette nouvelle race de chanteurs kabyles qui montent à condition que les studios d’enregistrement et les maisons d'édition leur ouvrent leurs portes. 

                              O. Ghilès 


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER