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Culture / Culture

L’AUTEUR A PRÉSENTÉ SON OUVRAGE A TIZI OUZOU

Mohamed Attaf immortalise Samy El-Djazaïri

L’auteur lors de la vente-dédicace © Tighilt / Liberté

L’auteur Mohamed Attaf s’est prêté samedi à une séance de dédicaces de cet ouvrage édité par Dar El-Houda, qui revient sur la vie et l’œuvre artistique du chanteur, de son vrai nom Ali Kanouni.

L’ouvrage dédié à l’une des plus belles voix de la chanson algérienne, Samy El-Djazaïri - La voix des astres (Dar El-Houda), a été présenté samedi après-midi par son auteur, Mohammed Attaf, lors d’une vente dédicace organisée à la librairie Multi-livres Cheikh Omar de Tizi Ouzou. L’auteur, pour qui un tel ouvrage est une nécessité eu égard à l’œuvre considérable laissée par le virtuose Samy El-Djazaïri qui méritait bien un tel hommage, a présenté un ouvrage biographique et analytique sur la vie et l’œuvre artistique du chanteur, de son vrai nom Ali Kanouni, digne fils de la ville des Genêts.
Selon Mohammed Attaf, le livre est scindé en trois parties, à savoir la vie et l’œuvre de l’artiste, les traductions de ses meilleurs tubes puis une analyse de ses chansons. C’est ainsi que dans le volet biographique, Mohamed Attaf raconte notamment l’enfance de l’artiste puis sa vie dans le milieu populaire à Tizi Ouzou, où il exerça de nombreux métiers, avant que son talent de percussionniste puis de chanteur ne soit enfin découvert.  Dans ce bel ouvrage, l’auteur raconte aussi la vie d’“un artiste qui a toujours vécu aux côtés du petit peuple”. Né le 6 septembre 1945 à Tabnaâlit, un quartier populaire de la haute-ville de Tizi Ouzou, de parents originaires d’Ath Bouyahia (commune de Beni Douala), Samy accède à l’école primaire dès l’âge de six ans, mais à douze ans à peine, il commença à aider son père qui possédait une gargote au rez-de-chaussée de l’immeuble “Les palmiers”, situé au centre-ville, raconte l’auteur. Tout en ajoutant que c’est à cet âge-là que “le rythme commença à habiter Ali qui tambourinait sur tout ce qui était à sa portée, table, comptoir, porte, bidon, bassine !”.
Samy El-Djazaïri commença par fréquenter l’ambiance des fêtes familiales et était fasciné par les notes que dégageait la derbouka puis, en 1963, il adhéra à la Jeunesse du Front de libération nationale (JFLN) qui venait d’être créée, juste après l’indépendance, où avec des amis il met en place un orchestre qui se produira dans les fêtes, dans plusieurs villes, à Tizi Ouzou et même en dehors.
Là, ce n’était que le début du parcours d’un artiste dont la voix sublime marquera pour toujours la chanson algérienne. Dans le livre Samy El-Djazaïri - La voix des astres, le lecteur pourra découvrir avec beaucoup de détails la vie du chanteur avec des textes accompagnés de photos et de documents d’archives fort intéressants. L’auteur évoquera aussi les chansons de l’artiste dont Ya Bnet El-Djazeyer (ô filles d’Algérie) où Samy avait surtout, selon Attaf, chanté la beauté de l’Algérie. “C’est avec des allégories et des métaphores savantes que Samy avait glorifié l’Algérie et les filles de l’Algérie”, affirme M.Attaf qui fera l’analyse de nombreuses chansons de Samy El-Djazaïri, telles que Rahla, Ya Radia, A ya haddad nel fetta ou encore Si Muhend U Mhend soit une étoile qui demeurera scintillante, lui qui excellait dans le chaâbi moderne, le hawzi ou encore la chanson kabyle !


K. Tighilt

 



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