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Culture / Culture

Présentation du film palestinien de Hany Abu Assad

Muhammed Assaf, la voix de Gaza

L’émotion était au rendez-vous, lundi à la base du GTP, lors de la projection du film palestinien The Idol, de Hany Abu Assad. Cette fiction réalisée en 2015 relate l’histoire de Muhammed Assaf, le grand lauréat du télé-crochet libanais “Arab Idol” en 2013. Le jeune artiste, grâce à la suprématie de sa voix et sa motivation, a vite dépassé ses camarades durant les huit semaines de direct. Au fil des émissions, Assaf est devenu la coqueluche du public, mais surtout l’ambassadeur de Gaza dans le monde. D’ailleurs, ses prestations dans ce concours ont fait réagir la presse internationale qui voyait en lui “le sauveur de la bande de Gaza”.
Dans cette œuvre de 100 mn, le réalisateur s’est inspiré de la vie du chanteur, en ajoutant une petite touche de fiction, et cette démarche a fait pleurer les spectateurs tout au long de la projection. La trame revient sur le parcours d’un gamin qui avec ses copains et sa petite sœur rêvent de devenir musiciens. Ces petits garnements (des acteurs très talentueux) ont tout tenté pour arriver à leur but, et ce, en économisant de l’argent pour acheter des instruments de musique pour animer les fêtes de mariage… Mais tout va basculer le jour où Nour, la sœur de Muhammed, tombe malade. Suite à son décès, Assaf laisse tomber son rêve “de conquérir le monde” et traverse une mauvaise passe. Mais sa passion pour la musique finit par le rattraper, et il décide de traverser clandestinement les frontières pour atteindre l’Égypte, afin de participer au casting d’“Arab Idol”. Suite à cela, le destin du jeune de Gaza prend une autre direction : celle de la gloire !
La magie de ce long-métrage réside dans la technique de filmer, le réalisateur a énormément utilisé de gros plans pour émouvoir le spectateur : le naturel des enfants, la souffrance, la maladie, la colère… The Idol a été également ponctué de belles prises de vues, notamment celle de l’océan qui reflète un monde meilleur de l’autre côté du bassin. Dans un autre côté, il met en exergue la situation à Gaza : une ville en ruine, complètement détruite par les bombardements. L’histoire de cet artiste inné fait rêver et donne une lueur d’espoir. En fait, grâce à ce gamin, les Palestiniens ont pu oublier le temps d’une chanson le chaos, la guerre et l’oppression. Ce parcours atypique démontre encore une fois que “la musique est une arme contre la violence”.
Pour rappel, cette édition dont la clôture était prévue hier soir a vu la projection de beaux films qui questionnent sur les sociétés arabes, à l’exemple de 3000 nuits, de la Jordanienne Mai Al-Masri, qui a réalisé une œuvre de fiction bouleversante sur les détenues palestiniennes dans les prisons israéliennes.


H. M.


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