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Culture / Culture

Choix Goncourt de l’Algérie

Natacha Appanah, grande favorite de la 2e édition

© D.R

Pour sa deuxième édition, le prix “Choix Goncourt de l’Algérie” a été décerné à l’autrice Natacha Appanah pour son roman Le ciel par-dessus le toit (2019, éditions Gallimard). Organisé par l’Institut français d’Algérie sous l’égide de l’académie Goncourt, l’annonce a été faite jeudi sur la page facebook de l’IFA. 

Dans une vidéo, la romancière a confié être “touchée que ces 100 jurés aient porté et défendu mon livre, alors qu’ils ne me connaissent pas. Après ces deux prix (celui du Goncourt du Moyen-Orient, ndlr), cela me console. C’est un livre sur la pudeur ; sur comment réussir à dire les choses quand nous sommes enfermés. Je suis émue que ce livre touche ces lecteurs”. 

Concernant Le ciel par-dessus le toit, dans sa quatrième de couverture, nous pouvons lire : “Comme dans le poème de Verlaine auquel le titre fait référence, ce roman griffé de tant d’éclats de noirceur nous transporte pourtant par la grâce de l’écriture de Natacha Appanah vers une lumière tombée d’un ciel si bleu, si calme, vers cette éternelle douceur qui lie une famille au-delà des drames.” D’ailleurs, cette écriture a permis à Natacha Appanah de se distinguer largement des autres candidats, notamment d’Amélie Nothomb et de Jean-Paul Dubois. À noter que pour cette année, “sur la base de la deuxième sélection de l’académie Goncourt”, neuf romans ont été choisis début octobre 2019. 

À cet effet, un total de 100 lecteurs, composé d’adhérents des médiathèques, d’étudiants et de lycéens, ont été “répartis entre 12 jurys à travers six villes : Alger, Annaba, Batna, Constantine, Oran, Tlemcen”, est-il mentionné sur le site de l’IFA. Ces jurés dont la moyenne d’âge est de  23 ans “ont lu attentivement, débattu passionnément, puis partagé longuement leurs impressions de lecture. Ils ont enfin voté en ligne courant mars 2020 pour désigner leur lauréate”.

Pour rappel, lors de la 1re édition qui s’est tenue en mars 2019, David Diop était le grand lauréat pour son roman Frère d’âme. Grégor Trumel, conseiller de coopération et d’action culturelle, directeur de l’Institut français d’Algérie, avait expliqué au sujet de l’adhésion du pays à cette “aventure” que c’est sur “l’initiative du directeur de l’Institut français de Constantine. Il nous a paru fondamental que l’Algérie prenne part à ce grand évènement littéraire qu’est le prix Goncourt. Un tiers des Algériens parle français, c’est un pays où le paysage littéraire francophone est extrêmement riche”. 

Tout en ajoutant que “le choix Goncourt de l’Algérie c’est aussi une façon de donner la parole à la jeunesse”, car ils font appel à de jeunes lecteurs pour débattre et départager leur favori. L’IFA n’a pu organiser la cérémonie de remise du prix, à cause de la pandémie de coronavirus qui a poussé à l’arrêt de toute activité. Mais il est précisé qu’il “organisera un événement fin septembre 2020 qui permettra aux représentants des 12 jurys algériens d’échanger en ligne avec Natacha Appanah et l’écrivain et journaliste Pierre Assouline de l’académie Goncourt”.

 


R. C.


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