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Culture / Culture

La guest star a présenté son film “C’est tout pour moi” au FAFM

Nawell Madani, une bouffée d’oxygène pour les Annabis

Lors de ce 3e Festival de Annaba du film méditerranéen (FAFM), l’humoriste, comédienne  et réalisatrice Nawell Madani a été accueillie en grande pompe par ses fans au Théâtre régional où a été projeté pour la première fois son film “C’est tout pour moi”.

Il est 18h, au cours de la Révolution dans les cafés où des festivaliers et des gens du coin sirotent un café paisiblement, un “spectacle” surprenant s’offre à eux de l’autre côté de la rue. Devant le théâtre Azzedine-Medjoubi, grouille
du monde, ils sont des centaines de jeunes, d’enfants et d’adultes, à attendre sous le froid l’ouverture des portes.
Excitée et euphorique à l’idée de voir son idole, cette foule n’était pas là pour assister au concert d’une méga star du rock mais pour voir la plus Belge des Algériennes, l’humoriste Nawell Madani. Au bout de trente minutes, une voiture noire s’arrête en face du TRA, et c’est l’explosion générale ; vêtue tout en noir, d’une grande élégance, Nawell Madani traverse le cortège sous les applaudissements, sifflements et les youyous. Le film peut commencer ! Invitée par le Festival de Annaba du film méditerranéen (FAFM), l’humoriste était là pour présenter son premier long-métrage C’est tout pour moi.
Comme la Belgique est le pays invité d’honneur de cette 3e édition, il était naturel de convier cette one woman show, qui met le feu à chacun de ses passages sur scène. Dans une salle archicomble (la première fois depuis le début du FAFM), nous avons pu découvrir la comédie dramatique C’est tout pour moi. Cette fiction inspirée du vécu de la réalisatrice et comédienne, Nawell Madani, relate le parcours de Lila Benamor, une passionnée de danse, qui décide de tout plaquer pour rejoindre Paris. Son père d’origine algérienne, refuse catégoriquement que sa fille quitte la Belgique pour devenir danseuse. Déterminée, la jeune fille est prête à tous les sacrifices pour accomplir ses rêves. Arrivée à Paname, Lila découvre que la vie n’est pas aussi rose. Elle galère et est désillusionnée mais fini par trouver une autre voie : celle du stand up. À travers ce long-métrage, la Belgo-Algérienne raconte avec émotion son parcours, et son combat pour conquérir l’Hexagone, avec un zeste d’humour, qui a plié la salle en quatre. À l’issue de la projection, comme le veut la coutume du FAFM, les réalisateurs débattent de leur film en aparté avec la presse. Mais Nawell Madani “brise” cette tradition et préfère rester avec son public pour partager avec lui ses émotions. D’ailleurs aux questions des spectateurs, elle a répondu avec beaucoup de sincérité, en relatant un bout de sa vie personnelle, notamment sa relation avec sa famille, ses projets et ses rêves. À propos de son expérience en Algérie (les spectacles donnés à Alger, à l’Opéra Boualem- Bessaih), elle a indiqué : “Les Algériens aiment sortir, aiment la culture et il n’y a pas assez d’évènements. Je l’ai ressenti quand je suis montée sur scène, c’est un public ouvert qui a envie de partager et il est généreux !” Et de poursuivre : “Je n’ai jamais été accueillie comme je l’ai été en Algérie, peut-être parce que je suis Algérienne et que je raconte mon histoire, leur histoire ! Aujourd’hui, je n’ai qu’une seule envie est de faire une tournée nationale, de créer des résidences, une école de théâtre. Car les jeunes ont  besoin de cela, ils ont envie de s’exprimer”. Un jeune comédien de Annaba, à ce sujet, a confié à l’humoriste avoir laissé l’acting depuis un moment “mais grâce à votre film, j’ai envie de reprendre car il donne beaucoup d’espoirs”. Suite à cet échange avec la salle, Nawell Madani a accordé au bonheur de ses fans, une séance de selfies pour garder un petit souvenir de cette “soirée exceptionnelle” pour beaucoup de présents.

De notre envoyée  spéciale : Hana Menasria


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