Scroll To Top
FLASH
  • L'intégralité du contenu (articles) de la version papier de "Liberté" est disponible sur le site le jour même de l'édition, à partir de 11h (GMT+1)
  • Pour toute information (ou demande) concernant la version papier de "Liberté" écrire à : info@liberte-algerie.com

Culture / Culture

Culture

Nouveautés au Sila

Dans le cadre de la 22e édition du Salon international du livre d’Alger (Sila), qui se tiendra jusqu’au 5 novembre, les maisons d’édition algériennes proposeront différentes nouveautés qui viennent de sortir de l’imprimerie. À cette occasion, voici une petite présentation des dernières publications des Éditions Casbah.



Collection mémoire



Mémoires insolites (184 pages) de Youcef Mehenni.
Récits de guerre, souvenirs d’enfance et journal de bord d’un parcours de combattant puis de journaliste et enfin de diplomate, ces mémoires insolites résument une vie d’homme insérée dans une période exceptionnelle de l’histoire de l’Algérie. Dans ces textes où l’anecdote côtoie le drame, l’auteur a su trouver ce ton juste et l’écriture fluide qui permet une lecture à la fois agréable et instructive. Youcef Mehenni a rejoint l’ALN, en Wilaya III en 1955. En 1961, il est envoyé par M’hammed Yazid, alors ministre de l’Information du GPRA, avec d’autres membres de l’ALN, à Prague pour une formation de journaliste auprès de l’agence de presse tchécoslovaque suivie d’un stage à l’agence de presse soviétique Tass. Après l’indépendance, il est journaliste successivement à la Dépêche d’Algérie puis au quotidien Le Peuple avant de rejoindre le ministère des Affaires étrangères au sein duquel il effectue une carrière diplomatique durant 36 ans.


Vie et mémoires d’un militant (272 pages) de Amar Akli Dris.
Pendant 15 jours, j’ai été soumis alternativement à toutes sortes de tortures : le nerf de bœuf, le tuyau et l’électricité. La police n’a pas entendu le moindre aveu de ma part. Le dernier jour, un policier m’a dit : “Tu ne veux même pas avouer ton appartenance au PPA ! On a fait venir d’Oran des gens spécialement pour toi ; ils vont te faire avouer sinon tu vas mourir !” (extrait de la 4e de couverture). Amar a parcouru les rouages de la cellule de base jusqu’à l’échelon national, il en a traversé toutes les péripéties et subi toutes les épreuves. À la lecture de ses mémoires, force est d’admettre que cette génération est une race de militants à part ; elle était le produit de son temps. Nous avons la surprise et la chance d’avoir affaire à un narrateur qui a gardé une mémoire vivace et sur un grand nombre de sujets historiques, des personnages devenus des acteurs importants de l’histoire du mouvement national (extrait de la préface de Hocine Zehouane). 



Collection essais



Des Algériens au barreau. Les avocats d’origine musulmane dans l’Alger coloniale (132 pages) de Christian Phéline (préface de Ali Haroun).
Une mince phalange d’avocats d’origine musulmane s’est lentement constituée dans l’Algérie coloniale comme composante d’une possible élite moderne. Si le rôle de certains d’entre eux dans la défense des militants nationalistes était déjà connu, un accès aux archives jusque-là inexplorées du barreau d’Alger permet, pour la première fois, de retracer leur socio-histoire politique sur les trois derniers quarts de siècle de la domination française sans ignorer la diversité de leurs trajectoires individuelles. Si la génération d’avocats militants d’avant 1962 aura par la suite été largement exclue du pouvoir, la défense par le barreau de son indépendance reste, dans l’Algérie d’aujourd’hui, l’un des points d’appui pour la construction de l’État de droit. Christian Phéline a été coopérant au ministère de l’Agriculture et de la Réforme agraire peu après l’indépendance. Il est l’auteur de plusieurs études de micro-histoire sur l’Algérie coloniale.


La Kabylie par ses romanciers (288 pages) de Abdellaziz Khati (préface de Youcef Nacib).
Autant par leur qualité, leur impact, que par le moment historique de leurs publications, les romans des écrivains algériens de langue française des années cinquante demeurent encore une référence incontournable de toute approche de la littérature algérienne. Dans cet ouvrage, l’auteur a étudié une période où la Kabylie comme société est représentée dans les romans de ses enfants. Il a mené pour cela son investigation non pas en historien ou en sociologue, mais en critique littéraire, afin de dégager, en fait de vérités, celles que recèlent les œuvres des trois romanciers que sont Mammeri, Feraoun et Haddadi. Abdellaziz Khati est docteur en langue et littérature françaises (Université Paris VIII Vincennes-Saint Denis). Spécialiste en littératures francophones et en anthropologie littéraire, il est actuellement maitre de conférences au département de français de l’université de Tizi Ouzou.


L’alliance des civilisations. Un défi pour l’humanité (168 pages) de Mustapha Cherif.
“Malgré la charte des Nations unies, l’adoption de l’alliance des civilisations, le travail de l’Unesco, la convention européenne des droits de l’homme, la coopération nationale, des pactes républicains et des progrès scientifiques, notre époque est troublée par l’ethnocentrisme, l’intolérance, des conflits et une fin de civilisation (…).” “Dans un monde marqué par des positions divergentes, des conflits, la dictature du marché, la domination des technologies et l’extrémisme idéologique, il est temps de penser à fonder un ordre international commun, juste. L’alliance des civilisation est le défi du XXIe siècle.” Professeur des universités, philosophe, penseur du dialogue des civilisations, de réputation internationale, Mustapha Cherif est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages. Son œuvre a été récompensée par de nombreuses distinctions dont le prix Unesco du dialogue des cultures.



Collection lettres



La colombe de Kant (208 pages) de Aïcha Kassoul.
“Lecture de ma vie. Désordre du monde. Moi dans la fonction consulaire. Femme solitaire. Étrange mélange de bonheur et de tristesse. La tristesse signifiait : ta place n’est pas là mais dans une salle de cours ; le bonheur signifiait : l’occasion est venue de quitter ta vie à Alger. Le bonheur était la forme, la tristesse le contenu.” Professeure de littérature française et francophone à l’Université d’Alger, Aïcha Kassoul a été consule d’Algérie à Besançon (2010-2015). Romancière, elle a publié Chroniques de l’impure (Marsa) et Le pied de Hanane (Casbah).


Débâcle (432 pages) de Mohamed Sadoun.
Débâcle est la grande saga des tribus algériennes. De la rencontre entre un monde rural maghrébin obéissant toujours aux règles bédouines si bien décrites par Ibn Khaldoun et une puissance mondiale à l’orée de la révolution industrielle va naître la tragédie algérienne. Fort de connaissances historiques aussi bien qu’intimes du milieu qu’il décrit, l’auteur nous amène sur les pas de Si Messaoud et sa lignée à travers les transformations de l’Algérie autant du fait de la conquête militaire que de la pénétration du capitalisme. Mohamed Sadoun est actuellement haut fonctionnaire et magistrat après une première carrière dans l’enseignement. Il s’intéresse aux questions de justice - il a publié sur ce thème une biographie historique Le bon juge (Riveneuve, 2011) - et à l’histoire du bassin méditerranéen et plus particulièrement de l’Algérie.


Berbères. Le pays des Massylès (382 pages) de Mourad Chetti.
Les enjeux géopolitiques de l’Antiquité opposèrent l’ambitieuse Rome naissante à la suprématie marchande des Carthaginois. Tous deux finirent par imposer à l’environnement méditerranéen une colonisation systématique s’appuyant les uns sur les comptoirs phéniciens existants et disséminés le long des rivages africains et les autres sur la force de leurs légions. Cette hégémonie impérialiste conduisit les deux belligérants à convoiter des alliances avec les tribus berbères réunies autour de confédération afin de porter le coup fatal à l’ennemi. La Numidie fut l’un de ces enjeux et la tribu des Massylès, thème central de cette chronique, fut entraînée dans un tourbillon que l’histoire, narrée par les vainqueur n’a fait qu’effleureur dans ses arcanes, et que l’auteur propose de faire ressurgir à la lumière des écrits du passé et d’évènement factuels, enrichis par la tradition orale berbère, jamais révélée à ce jour.


Nomade (304 pages) de Farida Sellal.
Ces instants cardinaux d’une vie nomade sont autant d’escales édifiantes, à travers temps et espace, où le lecteur passerait volontiers plus de temps que ne lui en donne l’auteure. Car ils ont balisé et structuré le déroulé d’un destin assumé en toute conscience et tout acte, conduite ou parole risquant d’enfreindre les valeurs éthiques éminentes, fruit d’une éducation familiale affectueuse mais intransigeante. Le récit captivant par lequel Farida Sellal “entrebâille quelques-unes des portes donnant accès à (son) univers, ainsi qu’elle l’écrit dans son avant-propos, est à proprement parler une illustration du respect attentif de principes nommés honneur et dignité mais sens de l’effort, probité, rigueur intellectuelle et générosité. Farida Sellal enseignante chercheuse, a également enseigné dans plusieurs universités en Algérie et publié de nombreuses contributions dans des revues scientifiques internationales. Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages parus sous forme de beaux-livres chez Casbah éditions, parmi lesquels Imzad.


Les faux héritiers (112 pages) de Amar Zentar.
Accident cérébral ou ruse de guerre pour démasquer tous les prétendants et candidats à l’héritage, on ne le sait. En tout cas, simulation ou vérité, les faits sont là : les appétits voraces s’ouvrent et la magouille risque de briser la fragile cohésion familiale… En fait, l’auteur, qui n’en est pas à son coup d’essai, explore et interroge une société à califourchon entre tradition et modernité et qui cherche ses repères perdus dans la perversion subite des mœurs de la cité… Ancien journaliste successivement à Révolution africaine et Algérie Actualité, Amar Zentar a déjà publié trois romans : Le but, Journal d’un plumitif et La tombe sous le grenadier.


“Le fils à maman ou la voix du sang (224 pages) de Nadjib Stambouli.
Dina Faci et Aliouet surnommé Ali siffleur auraient eu une vie sans aspérité s’ils n’avaient été un jour rapprochés par H’lima, reine-mère meurtrie par le destin mais trempée par le malheur. Sous l’œil céleste et protecteur de Slim Baroud, les trois protagonistes sont pris dans le tourbillon d’une histoire aux ingrédients de drame social, exposés à des blessures inguérissables. Au fil des pages, l’auteur met en scène l’humain et la société dans leurs travers et leurs vertus. Dans le style vivant qui lui est propre, il offre au lecteur les mots à enfourcher pour un voyage dans l’inattendu…Journaliste et écrivain, Nadjib Stambouli est l’auteur, notamment d’Impacts (Marsa) et Le comédien (Casbah Éditions).

Publié dans : Sila

ARTICLES CONNEXES


Publier votre réaction

Nos articles sont ouverts aux commentaires. Chaque abonné peut y participer dans tous nos contenus et dans l'espace réservé. Nous précisons à nos lecteurs que nous modérons les commentaires pour éviter certains abus et dérives et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à notre charte d'utilisation.

RÉAGIR AVEC MON COMPTE

Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ? VALIDER