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Culture / Culture

La rencontre a réuni des auteurs maghrébins et espagnols

“Nouvelles voix” ou le dialogue poétique à l’Institut Cervantès

Les intervenants lors de la soirée poétique. © Louhal/Liberté

Après la Tunisie, les poètes issus de la résidence “Les nouvelles voix hispano-maghrébines” ont fait escale dimanche à la salle des Actes de l’Institut Cervantès, où différentes thématiques ont été abordées, notamment sur les divers aspects de la traduction des poèmes.

Les jeunes poètes des deux rives ayant participé à la résidence d’écriture, le 31 mai dernier à Dar Bach Hamba sise à Tunis, ont fait escale dimanche à la salle des Actes de l’Institut Cervantès d’Alger. L’objectif est d’évaluer en un tour de table poétique l’expérience de la première édition qu’ils ont vécue en matière de traduction d’un de leurs poèmes sous l’étendard intitulé “Les nouvelles voix hispano-maghrébines”. L’initiative que l’on doit à l’ambassade d’Espagne à Tunis et à l’association l’Art Rue a été représentée par la poétesse Amina Mekahli, l’auteure de Tiaret, Chevaux & Légendes (Anep 2015) et sa consœur rimeuse Nosaïba Atallah.

À ce propos, l’atelier poétique a été modéré par le docteur en littérature, l’Espagnol Juan Carlos Abril aux côtés du Tunisien Achref Kerkenni, l’auteur du recueil Almost (2017) qui a déclaré : “Le salon de "Nouvelles voix" s’est révélé l’idéal carrefour où le poète d’ici et de l’autre rive de la Méditerranée s’étaient liés au souvenir de l’Andalousie de nos ancêtres mais aussi à l’esprit de Cervantès, ce captif d’Alger.” Au demeurant, il fait bon de cohabiter par la rime et d’explorer les traditions poétiques du pays de Cervantès et ceux du Maghreb. Mieux, et qu’elle soit d’expression espagnole ou arabe, “l’avenir de la poésie hispano-arabe trouvera son salut dans le recueil collectif”, a ajouté Achref Kerkeni, qui nourrit l’espoir que la poésie hispano-arabe soit cet écrin où brilleront la diversité et les richesses des pays du Maghreb.

Quant à l’acte de traduire, le quatuor de poètes s’est ligué autour du slogan “Seul un poète peut traduire la poésie”. “Si l’acte d’adapter un poème d’une langue à une autre est en lui-même ardu et donc aléatoire, la traduction poétique revêt l’enjeu d’être fidèle à l’esthétique et à l’émotion qui s’exhale du poème”, a indiqué Amina Mekahli.  À ce sujet, “la traduction donne une autre vision aux sentiments. Donc, le traducteur se doit d’être un lecteur assidu de la poésie. D’où que soit évacuée d’emblée l’idée reçue que la poésie est intraduisible”, a informé le critique littéraire Juan Carlos Abril. Envolée donc l’idée d’une “trahison”, eu égard à la citation : “Traducteur, traître” ou “Traduire, c’est trahir” qui plane telle l’épée de Damoclès sur le traducteur. “La traduction en elle-même est une écriture créative, et l’esquisse première d’une traduction est déjà une main tendue à la culture de l’autre. D’où qu’il est requis de se lire d’abord afin d’identifier au mieux l’autre dans sa proximité géographique.

Nonobstant l’écueil ou le barrage de la langue, l’essai initial en résidence a permis d’avoir la clef consensuelle pour faire sauter les verrous des significations qui s’harmonisent l’un dans l’autre et même si c’est à demi”, a déclaré l’auteur du poème Room, Achref Kerkeni. Pour ce qui est de la lecture des poèmes choisis, la poétesse Amina Mekahli a gratifié l’auditoire du texte Je suis de vous (2017) qui a été finaliste de la troisième édition du prix international de poésie “Sur les traces de Léopold Sédar Senghor” édition 2017, suivi de Causes perdues de Juan Carlos Abril et Les raisons perdues de Nosaïba Atallah. Pour conclure, “Nouvelles voix” est l’état où se vend si bien la poésie que d’autres disent invendable.
 

Louhal Nourreddine

 


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